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Quiz final de certification

Certification

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Contenu pédagogique

INTRODUCTION

04

Module 4 — Jambes, hanches & bassin

Développer la souplesse du bas du corps tout en améliorant le placement, la stabilité et le contrôle du bassin

La souplesse du bas du corps ne se mesure pas seulement à la profondeur d’un écart. C’est une compétence à trois axes : mobilité articulaire, force musculaire et contrôle neuromusculaire. Dans cette zone, il est facile de « tricher » : bassin qui s’enroule, hanche qui s’ouvre, genou qui tourne. On descend plus bas, mais la zone visée ne travaille plus.

Ce module vous apprend à comprendre l’anatomie des hanches et du bassin, à placer correctement le bassin dans chaque écart, à associer étirement et renforcement, puis à construire une progression sûre et durable pour vos élèves.

À la fin du module, vous serez capable de
  • Distinguer une vraie amplitude d’une fausse amplitude et en repérer les signes.
  • Reconnaître et contrôler l’antéversion, la rétroversion et la position neutre du bassin.
  • Expliquer le rôle des ischio-jambiers, des adducteurs et des quadriceps dans les écarts.
  • Placer le bassin, les jambes et le buste dans l’écart facial, le pancake et l’écart antéro-postérieur.
  • Construire une progression par niveaux qui associe souplesse passive et souplesse active.

Les 8 chapitres du module

01
Comprendre la souplesse du bas du corpsLes trois axes de la souplesse, la vraie et la fausse amplitude, et les règles fondamentales.
02
Anatomie des hanches et du bassinLes repères osseux, les mouvements de la hanche et les positions du bassin : antéversion, rétroversion, neutre.
03
Ischio-jambiers, adducteurs et quadricepsLes muscles qui limitent ou permettent l’amplitude, et pourquoi associer étirement et renforcement.
04
Ouverture des hanches et rotationsUne hanche mobile et contrôlée dans toutes ses directions : 90/90, papillon actif, cercles de hanche.
05
Les écartsÉcart facial, pancake et écart antéro-postérieur : placement du bassin, des jambes et du buste.
06
Pancake et écart facial : analyseDeux positions qui se ressemblent mais suivent deux logiques mécaniques différentes.
07
Renforcement et souplesse activeLa force comme condition d’une souplesse durable, le contracté-relâché et l’over split contrôlé.
08
Placement, progression et conclusionLes repères d’alignement, les niveaux de progression, leurs critères de passage et la séance type.
Comment travailler ce module
  • Lisez les chapitres dans l’ordre : chacun s’appuie sur le précédent.
  • À la fin de chaque chapitre, un quiz de 8 à 10 questions vous permet de vérifier vos acquis.
  • Dans les Ressources : le module complet en PDF et les supports complémentaires du module.
  • Une fois les 8 chapitres terminés, passez le quiz final de validation des acquis.
Le fil rouge du module

L’amplitude ne doit jamais dépasser la qualité du placement : progression lente, progression durable.

Ce support est un document pédagogique. Il ne constitue ni un diagnostic ni une prescription médicale.

01

Comprendre la souplesse du bas du corps

Pourquoi viser une souplesse fonctionnelle plutôt qu’une simple amplitude ?

À L’ISSUE DE CE CHAPITRE, VOUS SEREZ CAPABLE DE
  • Définir la souplesse comme une compétence associant mobilité, force et contrôle.
  • Distinguer amplitude visible et amplitude réellement maîtrisée.
  • Appliquer les règles fondamentales d’une pratique sûre du bas du corps.

Intention pédagogique

Ce module a pour objectif de développer une souplesse du bas du corps complète, intelligente et maîtrisée. Il ne s’agit pas uniquement d’atteindre des amplitudes importantes, comme les écarts, mais de construire une capacité à :

  • comprendre son corps ;
  • contrôler ses amplitudes ;
  • optimiser son placement ;
  • évoluer sans douleur.

Une compétence à trois axes

La souplesse est abordée ici comme une compétence globale qui repose sur trois axes indissociables.

AxeCe que cela signifieCe que l’on observe
Mobilité articulaireL’amplitude que la hanche, le bassin et les genoux peuvent parcourir.L’élève peut atteindre la position, même avec aide.
Force musculaireLa capacité à produire et à tenir un effort dans cette amplitude.L’élève peut tenir la position sans s’effondrer.
Contrôle neuromusculaireLa précision avec laquelle le système nerveux organise le mouvement.L’élève entre, tient et sort avec maîtrise, sans compensation.
OBJECTIF FINAL

Développer une souplesse fonctionnelle, transférable dans le mouvement : danse, pole, aérien, sport ou performance. Une amplitude que l’on ne peut ni contrôler ni utiliser reste fragile.

Amplitude visible et amplitude maîtrisée

Dans le bas du corps, il est très facile de « gagner » des centimètres en trichant : bassin qui s’enroule, hanche qui s’ouvre sur le côté, genou qui tourne, dos qui s’arrondit. L’écart paraît plus bas, mais la zone visée ne travaille plus. C’est ce que l’on appelle la fausse amplitude.

Vraie amplitudeFausse amplitude
Bassin placé (neutre ou en antéversion selon l’exercice).Bassin enroulé ou basculé pour descendre plus bas.
Sensation dans le muscle visé (ischio-jambiers, adducteurs, psoas).Sensation dans le genou ou le bas du dos.
Jambes légèrement actives, sortie contrôlée.Relâchement total, sortie difficile ou avec les mains.
Respiration fluide.Apnée, crispation du visage ou des épaules.
À RETENIR

L’objectif n’est pas d’aller « plus loin », mais d’aller mieux : l’amplitude ne doit jamais dépasser la qualité du placement.

Les règles fondamentales

RèglePourquoi
Échauffement obligatoireDes tissus chauds et un système nerveux préparé tolèrent mieux la mise en tension.
Respiration contrôléeLe souffle est un indicateur : s’il se bloque, l’intensité est trop élevée.
Zéro douleur viveUne douleur vive, un pincement ou une décharge imposent d’arrêter.
RégularitéPlusieurs séances modérées par semaine valent mieux qu’une séance intense isolée.
SIGNAUX D’ALERTE

Toute douleur vive, pincement, décharge ou engourdissement impose d’arrêter. La liste complète et les précautions particulières sont détaillées au chapitre 8.

Ce que dit la recherche sur les étirements

Les grandes synthèses scientifiques récentes permettent de poser des bases solides pour le travail du bas du corps.

QuestionCe que montrent les étudesConséquence pour la pratique
Les étirements statiques sont-ils efficaces ?Une méta-analyse regroupant 189 études et plus de 6 600 adultes montre un effet modéré après une séance et un effet important après plusieurs semaines de pratique [1].Oui : une pratique régulière d’étirements améliore réellement la souplesse.
Faut-il s’étirer longtemps ?Dans cette même analyse, le bénéfice moyen n’augmente plus au-delà d’environ 4 minutes d’étirement par séance et 10 minutes par semaine pour un même groupe musculaire [1].Mieux vaut répartir des étirements modérés sur la semaine que multiplier les séances très longues.
Qui progresse le plus ?Les personnes les moins souples au départ progressent davantage ; l’intensité, l’âge, le sexe et le niveau d’entraînement n’ont pas modifié l’effet moyen [1].Un débutant peut progresser vite ; inutile de chercher une intensité douloureuse.
Pourquoi l’amplitude augmente-t-elle ?Une seconde méta-analyse (65 études) montre surtout une meilleure tolérance à l’étirement et une légère baisse de la raideur ; la longueur des fascicules musculaires ne change pas de façon significative [2].Les premiers progrès viennent surtout du système nerveux et de la tolérance : d’où l’importance du contrôle et de la régularité.
Le renforcement peut-il remplacer l’étirement ?Le renforcement musculaire améliore aussi l’amplitude, avec des gains comparables à ceux des étirements dans les études comparatives [3][4].Associer étirement et renforcement en amplitude donne une souplesse plus stable et plus utilisable.
CE QUE DIT LA RECHERCHE — COMMENT L’ÉTIREMENT FAIT-IL GAGNER DE L’AMPLITUDE ?
  • Le muscle ne s’allonge pas. Dans la méta-analyse de 65 études, la longueur des fibres musculaires ne change ni après une séance, ni après plusieurs semaines de pratique [2].
  • La tolérance progresse avec la régularité. Elle augmente modérément après plusieurs semaines d’étirements, mais pas après une seule séance ; une séance isolée diminue surtout un peu la raideur [2].
  • Même constat sur six mois. Après 6 mois d’étirement quotidien d’un seul mollet, le tendon ne changeait ni de longueur ni de raideur, alors que les participants supportaient davantage de tension en fin d’amplitude [20].
  • Une hypothèse ancienne. Dès 2010, une revue concluait que les gains obtenus en 3 à 8 semaines s’expliquent par une modification de la sensation plutôt que par un allongement du muscle [19].

À nuancer : ces études sont souvent de qualité faible. La tolérance reste l’explication la plus probable, pas une certitude [2].

À RETENIR

La souplesse progresse avec la régularité plutôt qu’avec l’intensité. L’élève ne « rallonge » pas ses muscles : elle apprend à son système nerveux qu’une amplitude est sûre. Plusieurs courtes expositions par semaine, sans douleur, associées à du renforcement et au contrôle actif, sont la base d’un travail efficace (lien avec le Module 2).

Évaluer son point de départ

Avant de commencer, un bilan simple permet de repérer la zone qui limite le plus et d’orienter le travail. On refait ce bilan toutes les 4 à 6 semaines pour mesurer les progrès.

TestComment faireCe qu’il indique
1. Flexion avant assise dos longAssise sur les ischions, jambes tendues ; basculer vers l’avant depuis les hanches en gardant le dos long.La mobilité en flexion de hanche et la souplesse des ischio-jambiers, sans l’aide du dos.
2. Test de Thomas modifiéAssise au bord d’un banc, s’allonger en tenant un genou contre la poitrine ; laisser l’autre jambe pendre.Cuisse qui remonte : psoas limité. Genou qui se tend : droit fémoral limité.
3. Papillon allongéSur le dos, plantes de pieds jointes ; laisser les genoux s’ouvrir sans forcer et mesurer la distance genou-sol.L’ouverture en rotation externe et la souplesse des adducteurs.
4. Position 90/90Assise en 90/90 ; observer si les deux fesses restent au sol et si le buste peut rester droit.L’équilibre entre rotation interne et rotation externe, à droite et à gauche.
5. Jambe active / jambe passiveMonter la jambe tendue devant sans les mains, puis avec les mains ; comparer les deux hauteurs.L’écart entre souplesse active et passive : ce qu’il reste à contrôler.
JOURNAL DE PRATIQUE — QUESTION DE RÉFLEXION

Dans votre propre pratique, quel écart vous paraît « bas » alors que vous sentez peu la zone visée ? Quelle compensation pourriez-vous être en train d’utiliser ?

TERMES CLÉS

Retrouvez les définitions dans le glossaire du module.

🎯

Quiz — Partie 1

Comprendre la souplesse du bas du corps · révisez puis testez-vous

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02

Anatomie des hanches et du bassin

Comment le bassin et l’articulation de la hanche organisent-ils le mouvement ?

À L’ISSUE DE CE CHAPITRE, VOUS SEREZ CAPABLE DE
  • Décrire l’articulation de la hanche et ses six mouvements.
  • Repérer les structures osseuses du bassin et leurs repères palpables.
  • Expliquer le rôle du bassin comme centre de contrôle de la souplesse.

Le bassin : centre de contrôle de la souplesse

Le bassin constitue le point central de toute la mécanique du bas du corps. Il agit comme une interface entre la colonne vertébrale et les membres inférieurs. Sa position influence directement la qualité du mouvement, l’efficacité des étirements et le niveau de contrainte appliqué aux structures.

Lorsque le bassin est mal géré, le corps compense : un dos qui s’arrondit, des hanches qui se désalignent, ou une perte de tension utile dans les muscles ciblés. À long terme, cela diminue l’efficacité du travail et augmente le risque de blessure.

Les os du bassin

Planche 1 — Le bassin et l’articulation de la hanche (repères osseux)

StructureDescriptionRepère utile en cours
Os iliaques (os coxaux)Deux grands os qui forment les côtés et l’avant du bassin.Les « os de la hanche » que l’on sent sous les mains posées sur les hanches.
SacrumOs triangulaire qui relie le bassin à la colonne vertébrale.La zone plate au bas du dos, entre les deux fossettes.
EIAS (épines iliaques antéro-supérieures)Les pointes osseuses à l’avant du bassin.Elles servent à vérifier l’orientation du bassin : de face, elles doivent être à la même hauteur.
EIPS (épines iliaques postéro-supérieures)Les repères osseux à l’arrière du bassin.Les deux fossettes au-dessus des fesses.
IschionsLes os sur lesquels on s’assoit.Assis, l’élève doit sentir qu’il est posé sur les ischions, pas sur le sacrum.
Symphyse pubienneArticulation à l’avant du bassin, entre les deux os iliaques.Avec les EIAS, elle définit le « plan » du bassin.
Illustration du module 4

L’articulation de la hanche

La hanche (articulation coxo-fémorale) relie la tête du fémur à une cavité du bassin, l’acétabulum. C’est une articulation sphérique, très stable, entourée d’une capsule épaisse et de ligaments puissants. Cette stabilité est une force, mais elle explique aussi pourquoi la forme des os fixe certaines limites d’amplitude.

MouvementDéfinitionAmplitude indicative*Exemple en souplesse
FlexionLa cuisse se rapproche du ventre.environ 120°Pancake, jambe tendue devant.
ExtensionLa cuisse part vers l’arrière.environ 10 à 20°Jambe arrière du petit écart.
AbductionLa jambe s’écarte sur le côté.environ 40 à 45°Écart facial, middle split.
AdductionLa jambe se rapproche de l’axe du corps.environ 30°Croisé de jambe.
Rotation externeLe genou tourne vers l’extérieur.environ 40 à 50°Papillon, ouverture des hanches.
Rotation interneLe genou tourne vers l’intérieur.environ 30 à 40°Position 90/90, jambe arrière.

* Valeurs moyennes de référence, très variables selon les personnes. Elles servent à comprendre, pas à évaluer un élève.

CHAQUE MORPHOLOGIE A SES LIMITES

L’orientation de l’acétabulum, l’angle du col du fémur et la forme de la tête fémorale varient d’une personne à l’autre. Deux élèves aussi régulières peuvent donc avoir des écarts très différents. Quand la sensation devient un « blocage osseux » au fond de la hanche plutôt qu’un étirement musculaire, on ne force pas : on adapte l’angle ou la position.

Les mouvements du bassin

On parle souvent, à tort, de « cambrer ». En réalité, il s’agit principalement de la bascule du bassin. Trois positions sont à connaître.

Schéma 1 — Rétroversion, position neutre et antéversion du bassin (vue de profil)
Schéma 1 — Rétroversion, position neutre et antéversion du bassin (vue de profil)

L’antéversion (clé de progression)

  • Inclinaison du bassin vers l’avant ;
  • légère lordose lombaire ;
  • mise en tension optimale des ischio-jambiers ;
  • ouverture facilitée des hanches dans les flexions.

Cette position peut faciliter certaines flexions de hanche, selon la personne et le

mouvement : pancake, flexion avant ou jambe tendue devant.

La rétroversion (limitation et compensation)

  • Bassin enroulé vers l’arrière ;
  • dos arrondi ;
  • perte de tension utile ;
  • blocage de l’amplitude.

Elle est souvent utilisée inconsciemment pour « tricher » l’amplitude : l’élève a l’impression de descendre, mais le travail part dans le dos.

La position neutre

Les EIAS et la symphyse pubienne sont à peu près dans le même plan vertical. Les courbures naturelles du dos sont respectées. C’est la position de référence, notamment pour l’écart facial.

Bassin en position neutre : bas du dos neutre, coccyx relevé, le devant des os de la hanche regarde le sol
Bassin en position neutre : bas du dos neutre, coccyx relevé, le devant des os de la hanche regarde le sol
PRINCIPE FONDAMENTAL

Ce n’est pas la jambe qui monte ou qui s’ouvre : c’est le bassin qui permet ou non le mouvement.

🏋 MISE EN PRATIQUE

Exercice E1 — Trouver les positions du bassin : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

JOURNAL DE PRATIQUE — QUESTION DE RÉFLEXION

Assis jambes tendues, êtes-vous posée sur les ischions ou sur le sacrum ? Que change le fait de rehausser le bassin sur un coussin ?

Zoom sur l’os iliaque (os coxal)

Chaque moitié du bassin est formée d’un seul grand os, l’os iliaque ou os coxal. Chez l’enfant, il est composé de trois os distincts qui se soudent à l’adolescence au niveau de l’acétabulum, la cavité qui reçoit la tête du fémur. On distingue donc toujours trois parties.

PartieSituation et repèresMuscles qui s’y attachentUtilité en cours
IliumPartie haute et large, en forme d’aile ; crête iliaque, EIAS, EIPS.Abdominaux et carré des lombes (crête), muscle iliaque (face interne), fessiers (face externe), sartorius et tenseur du fascia lata (EIAS), droit fémoral (sous l’EIAS).Les EIAS et les EIPS permettent de lire l’orientation du bassin.
IschionPartie basse et arrière ; tubérosité ischiatique.Ischio-jambiers et une partie du grand adducteur.« Assise sur les ischions » : le point de départ du pancake et de la flexion avant.
PubisPartie avant ; les deux pubis se rejoignent à la symphyse pubienne.Adducteurs (long, court), gracile, pectiné.Zone sollicitée dans l’écart facial : une gêne à l’aine se situe souvent ici.

Trois articulations autour de l’os iliaque

ArticulationEntreCe qu’il faut retenir
Coxo-fémorale (hanche)L’acétabulum et la tête du fémur.Très mobile et très stable : c’est elle qui travaille dans tous les écarts.
Sacro-iliaqueL’arrière de l’ilium et le sacrum.Très peu mobile, tenue par des ligaments puissants ; elle transmet le poids du tronc vers les jambes.
Symphyse pubienneLes deux pubis, à l’avant.Articulation fibro-cartilagineuse qui ne bouge presque pas ; elle ferme l’anneau du bassin.
POURQUOI C’EST UTILE EN COURS

Connaître l’os iliaque, c’est savoir où tirent les muscles : un même os porte les ischio-jambiers (en bas et en arrière), les adducteurs (en avant) et le droit fémoral (en haut et en avant). Quand l’un d’eux est raide, il fait basculer le bassin. C’est pourquoi la position du bassin conditionne la qualité de l’étirement.

QUAND ORIENTER

Une douleur vive et localisée sur un repère osseux (ischion, pubis, sacro-iliaque), une douleur qui persiste au repos ou qui réveille la nuit, ou une douleur du bassin pendant ou après une grossesse ne relèvent pas du cours : on adapte la pratique et on oriente vers un professionnel de santé.

TERMES CLÉS

Retrouvez les définitions dans le glossaire du module.

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Quiz — Partie 2

Anatomie des hanches et du bassin · révisez puis testez-vous

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03

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps

Quels muscles limitent ou permettent l’amplitude, et comment les travailler ?

À L’ISSUE DE CE CHAPITRE, VOUS SEREZ CAPABLE DE
  • Situer les principaux muscles du bas du corps et leurs actions.
  • Choisir la bonne position du bassin pour étirer chaque groupe musculaire.
  • Associer étirement et renforcement pour chaque groupe.

Les grands groupes musculaires

Chaque écart sollicite des muscles différents. Les connaître permet de savoir où doit se trouver la sensation et de repérer immédiatement une compensation.

GroupeSituationActions principalesMis en tension dans
Ischio-jambiers (biceps fémoral, semi-tendineux, semi-membraneux)Arrière de la cuisse, de l’ischion au genou.Fléchissent le genou et étendent la hanche.Pancake, flexion avant, jambe avant du petit écart.
Adducteurs (long, court et grand adducteurs, pectiné, gracile)Intérieur de la cuisse.Rapprochent la jambe de l’axe du corps ; stabilisent le bassin.Écart facial, papillon, pancake.
Quadriceps (dont le droit fémoral)Avant de la cuisse.Étendent le genou ; le droit fémoral fléchit aussi la hanche.Jambe arrière du petit écart, fente basse genou plié.
Psoas-iliaqueProfond, de la colonne lombaire et du bassin au fémur.Principal fléchisseur de la hanche.Jambe arrière du petit écart, fente basse.
Fessiers (grand, moyen, petit)Arrière et côté du bassin.Extension, abduction et rotations de la hanche.Postures de pigeon, rotations internes et externes.
Rotateurs profonds (dont le piriforme)Sous le grand fessier.Rotation externe de la hanche.Pigeon, position 90/90.

Planche 2 — La face avant de la cuisse et de la hanche

Planche 3 — La face arrière de la cuisse (ischio-jambiers)

Planche 4 — Les adducteurs

Les ischio-jambiers

Les ischio-jambiers s’attachent sur l’ischion. Quand le bassin part en antéversion, l’ischion recule et monte : le muscle est mis en tension efficacement. En rétroversion, l’ischion se rapproche du genou et la tension diminue, même si l’élève descend plus bas en arrondissant le dos.

Schéma 2 — Dans une flexion avant, la bascule vient des hanches (à gauche) et non du dos (à droite)
Schéma 2 — Dans une flexion avant, la bascule vient des hanches (à gauche) et non du dos (à droite)
Illustration du module 4
Illustration du module 4
Illustration du module 4
Illustration du module 4

Pourquoi renforcer les adducteurs ? Le pubis, carrefour de l’aine

Le pubis est un point de rencontre. Sous lui, s’attachent les adducteurs : long et court adducteurs, pectiné, gracile et une partie du grand adducteur. Au-dessus, s’attache le muscle droit de l’abdomen, et les autres abdominaux s’y relient par le ligament inguinal. Ces deux groupes tirent sur le même os en sens opposés : vers le bas et l’intérieur de la cuisse pour les adducteurs, vers le haut pour les abdominaux. Au milieu, la symphyse pubienne relie les deux pubis.

Dans l’écart facial, les adducteurs s’allongent et leur tension se transmet jusqu’à leur attache sur le pubis. Plus on approche de la fin d’amplitude, plus cette zone est sollicitée. C’est d’ailleurs près du pubis, à la jonction entre le muscle et le tendon du long adducteur, que se situent la plupart des blessures de l’aine chez les sportifs.

Ce que le renforcement apporte

RôlePourquoi c’est important pour l’aine et le pubis
Absorber la tensionUn muscle fort encaisse mieux la mise en tension en grande amplitude : la contrainte se répartit dans le muscle au lieu de se concentrer sur l’attache pubienne.
Équilibrer le bassinAdducteurs et abdominaux se font face sur le pubis. Si les adducteurs sont faibles, cet équilibre est moins bien assuré et la symphyse pubienne travaille davantage.
Freiner la descenteEn descendant dans l’écart, les adducteurs freinent l’ouverture (travail excentrique). Sans force, la descente « tombe » et l’aine encaisse le choc.
Sortir de l’écartRemonter en ramenant les jambes demande une contraction des adducteurs en position longue : c’est le moment le plus exigeant pour eux, et souvent celui où l’aine « tire ».
CE QUE DIT LA RECHERCHE
  • Chez des joueurs de hockey professionnels, ceux dont la force des adducteurs était inférieure à 80 % de celle des abducteurs avaient un risque nettement plus élevé de blessure des adducteurs [21].
  • Un programme de renforcement excentrique des adducteurs (programme de Copenhague) a réduit d’environ 40 % les problèmes d’aine chez des footballeurs [8].

Comment progresser

On avance du plus simple au plus exigeant, sans douleur à l’aine : isométrique (serrer un ballon entre les genoux, pont avec ballon), puis adduction allongée sur le côté, puis Copenhague en levier court (genou posé sur un banc), et enfin en levier long (pied sur le banc). En parallèle, on renforce en grande amplitude : fente latérale, transferts lents d’un côté à l’autre, remontée active depuis l’écart facial.

SIGNAUX D’ALERTE

Douleur sur l’os du pubis, douleur à l’aine en serrant les genoux, en toussant ou en éternuant, douleur qui persiste après la séance : on arrête le travail en amplitude et on oriente vers un professionnel de santé.

À RETENIR

Dans l’écart facial, l’aine n’a pas besoin d’être « plus ouverte », elle a besoin d’être plus forte. Renforcer les adducteurs protège leur attache sur le pubis et rend l’amplitude plus stable.

CONSIGNE CLÉ

« Emmène ton nombril vers tes cuisses, pas ton nez vers tes genoux. » La poitrine reste ouverte, le mouvement part du bassin.

Muscle ou nerf ? Reconnaître la tension nerveuse

Dans les flexions avant et le pancake, une partie de la sensation ne vient pas du muscle mais du nerf sciatique, qui descend à l’arrière de la cuisse jusqu’au pied. Le nerf supporte mal d’être étiré longtemps : il faut savoir faire la différence.

Sensation musculaireSensation nerveuse
TypeTiraillement diffus, qui diminue avec la respiration.Brûlure, fourmillements, décharge ou sensation « électrique ».
LocalisationMilieu de l’arrière de la cuisse.Derrière le genou, dans le mollet ou sous le pied, parfois dans la fesse.
Test simpleNe change pas beaucoup si l’on bouge la tête ou la cheville.Augmente si l’on baisse le menton ou si l’on ramène les orteils vers soi ; diminue quand on relâche.
Conduite à tenirContinuer à intensité modérée.Plier légèrement les genoux, relâcher la tête et les chevilles, réduire l’amplitude ; ne pas tenir la position.
POINT DE VIGILANCE

Des fourmillements ou un engourdissement qui persistent après la séance, ou une douleur qui descend dans la jambe, justifient d’arrêter ce type d’exercice et d’orienter vers un professionnel de santé.

🏋️ MISE EN PRATIQUE

Exercice E3 — Levé de jambe tendue allongée (souplesse active des ischio-jambiers) : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

Les adducteurs

Les adducteurs sont nombreux et ne réagissent pas tous de la même façon : certains sont plus sollicités genou tendu (gracile), d’autres genou plié ou en flexion de hanche (grand adducteur). Varier les positions (écart facial, papillon, pancake, adducteurs en fente latérale) permet de les travailler tous.

À SAVOIR

Les adducteurs sont aussi des stabilisateurs du bassin. Les renforcer en grande amplitude protège l’aine, zone fréquemment sollicitée dans l’écart facial.

Les quadriceps et le psoas

Dans le petit écart, la jambe arrière doit aller en extension de hanche. Si le psoas ou le droit fémoral manquent de souplesse, le bassin est tiré vers l’avant et la hanche arrière s’ouvre sur le côté. Cette limitation peut impliquer les fléchisseurs de hanche, le contrôle du bassin

ou d’autres facteurs : elle varie selon la personne et le mouvement.

🏋 MISE EN PRATIQUE

Exercice E5 — Fente basse active (psoas et droit fémoral) : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

Étirer et renforcer ensemble

GroupeÉtirement conseilléRenforcement conseillé
Ischio-jambiersFlexion avant assise en antéversion, jambe tendue au mur.Pont sur une jambe, bascule de bassin debout (good morning sans charge).
AdducteursÉcart facial assisté, papillon, fente latérale.Adduction allongée sur le côté, pont adducteurs avec ballon entre les genoux.
Psoas / quadricepsFente basse active, étirement du quadriceps couché sur le côté.Levés de jambe actifs, relevés de genou en position assise.
À RETENIR

Un muscle souple mais faible dans son amplitude reste instable. On associe toujours un travail d’étirement à un travail de force dans la même zone.

Ce que dit la recherche

Ischio-jambiers

CE QUE DIT LA RECHERCHE
  • La position du bassin compte plus que la technique. Dans une étude comparant étirement statique et contracté-relâché avec le bassin en antéversion ou en rétroversion, c’est la position en antéversion qui a apporté les plus grands gains, quelle que soit la technique [5].
  • Les ischio-jambiers répondent bien aux étirements : la méta-analyse sur le dosage retrouve même des gains aigus plus marqués pour les ischio-jambiers que pour la colonne [1].
  • Le renforcement excentrique (le muscle freine en s’allongeant, par exemple l’exercice nordique) augmente la force et, dans la plupart des études, la longueur des fascicules du biceps fémoral [6]. Ces adaptations régressent si l’entraînement s’arrête.

Adducteurs

CE QUE DIT LA RECHERCHE
  • Les gains immédiats sont souvent modestes après une seule séance d’étirement des adducteurs ; les auteurs conseillent de varier les plans de mouvement plutôt que de répéter une seule position [9].
  • La tension des adducteurs dépend de la position de la hanche : une étude par élastographie montre que le long adducteur est plus tendu quand la hanche est en extension, et encore plus en rotation interne dans cette position [10].
  • Le renforcement excentrique des adducteurs (programme de Copenhague) a réduit d’environ 40 % les problèmes d’aine chez des footballeurs dans un grand essai randomisé [8].

Quadriceps et psoas

CE QUE DIT LA RECHERCHE
  • Actif ou passif, le résultat est proche : chez des personnes limitées en extension de hanche, les étirements actifs et passifs des fléchisseurs de hanche ont amélioré l’amplitude de façon similaire en 6 semaines [7].
  • L’intensité joue un rôle pour le droit fémoral : dans une étude, une intensité modérée (juste à la limite de la sensation) a amélioré la flexion du genou et réduit la raideur, alors qu’une intensité trop faible n’avait pas d’effet et qu’une intensité trop forte ne réduisait pas davantage la raideur [11].
  • Les gains obtenus régressent en partie quelques semaines après l’arrêt : la régularité est indispensable [1][2].
TRADUCTION PÉDAGOGIQUE
  • Ischio-jambiers : soigner l’antéversion avant de chercher la profondeur.
  • Adducteurs : varier les positions (hanche fléchie, neutre, en rotation) et renforcer en amplitude.
  • Psoas et quadriceps : travailler l’extension de hanche avec un bassin contrôlé, à une intensité franche mais sans douleur.
JOURNAL DE PRATIQUE — QUESTION DE RÉFLEXION

Dans votre petit écart, sentez-vous surtout l’arrière de la jambe avant, ou l’avant de la hanche arrière ? Qu’est-ce que cela vous apprend sur votre facteur limitant ?

TERMES CLÉS

Retrouvez les définitions dans le glossaire du module.

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Quiz — Partie 3

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps · révisez puis testez-vous

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04

Ouverture des hanches et rotations

Comment développer une hanche mobile et contrôlée dans toutes ses directions ?

À L’ISSUE DE CE CHAPITRE, VOUS SEREZ CAPABLE DE
  • Distinguer rotation externe et rotation interne et leur rôle.
  • Reconnaître une hanche « ouverte » ou « fermée » dans un écart.
  • Construire une routine de mobilité lente et contrôlée.

Une hanche mobile est une hanche contrôlée

Une hanche mobile n’est pas seulement une hanche qui s’ouvre : c’est une hanche contrôlée dans toutes ses directions. Les rotations sont souvent négligées, alors qu’elles conditionnent la qualité des écarts et la santé du bas du dos.

CapacitéRôleOù la retrouve-t-on ?
Rotation externe (ouverture)Ouvre la hanche, oriente le genou vers l’extérieur.Papillon, pigeon, écart facial, positions « en dehors » de la danse.
Rotation interne (stabilisation)Stabilise la hanche et permet de garder le bassin de face.Jambe arrière du petit écart, position 90/90, marche et course.

Planche 5 — Les fessiers et les rotateurs de la hanche

Enjeu biomécanique

Une limitation de mobilité des hanches entraîne :

  • des compensations lombaires : le bas du dos tourne ou se cambre à la place de la hanche ;
  • une perte de qualité dans les écarts : bassin qui tourne, genou qui s’oriente mal ;
  • des contraintes sur le genou, qui tourne à la place de la hanche.
Illustration du module 4
Illustration du module 4

Hanche ouverte ou hanche fermée

Dans le petit écart et dans les levés de jambe, la question clé est : le bassin reste-t-il de face ? Quand la hanche de la jambe qui travaille s’ouvre sur le côté, l’amplitude semble plus grande, mais ce n’est plus le même mouvement ni les mêmes muscles.

Hanche ouverte (à gauche, à éviter) et hanche fermée, bassin aligné (à droite)
Hanche ouverte (à gauche, à éviter) et hanche fermée, bassin aligné (à droite)
Levé de jambe arrière : bassin qui s’ouvre (à gauche) et placement aligné (à droite)
Levé de jambe arrière : bassin qui s’ouvre (à gauche) et placement aligné (à droite)
PRINCIPE DE TRAVAIL

Mobilité lente, contrôlée, consciente. Qualité avant amplitude.

Exercices de mobilité des hanches

🏋 MISE EN PRATIQUE

Exercice E7 — Rotations articulaires contrôlées de hanche (debout) : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

🏋 MISE EN PRATIQUE

Exercice E8 — Position 90/90 : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

🏋 MISE EN PRATIQUE

Exercice E9 — Papillon actif : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

ADAPTATION

Rehausser le bassin sur un coussin ou un bloc permet à la plupart des élèves de garder un dos long et un bassin neutre dans les positions assises.

Ce que dit la recherche sur l’ouverture et les rotations

Les rotations de hanche dépendent fortement de la forme des os, bien plus que les flexions ou les extensions.

CE QUE DIT LA RECHERCHE
  • La morphologie explique une grande partie des différences. Chez des patients et des sujets sains, trois paramètres osseux (la forme du col du fémur, la couverture de l’acétabulum et l’orientation du fémur, appelée version fémorale) expliquaient environ 75 % des différences de rotation interne entre les personnes [12].
  • Plus d’antéversion fémorale = plus de rotation interne et moins de rotation externe ; c’est l’inverse avec une rétroversion. Cette orientation du fémur est fixée à l’âge adulte.
  • Même chez les danseuses classiques, dont l’en-dehors est exceptionnel, l’antéversion fémorale moyenne mesurée en IRM (environ 12°) était proche de celle de la population générale [13] : l’ouverture vient aussi des tissus mous, du contrôle musculaire et de la contribution du genou et du pied.
  • Chez des danseurs professionnels, les mesures osseuses de la hanche restaient dans les normes, et la morphologie était peu liée à la douleur [14].
CONSÉQUENCE POUR L’ENSEIGNANT

Deux élèves aussi assidues peuvent avoir des rotations très différentes, et c’est normal. On ne compare pas les élèves entre elles, on ne force jamais une rotation en tournant le genou ou le pied, et l’on accepte qu’un côté soit différent de l’autre. Une sensation de butée osseuse ou de pincement à l’avant de la hanche signale une limite articulaire : on change l’angle, on ne pousse pas.

JOURNAL DE PRATIQUE — QUESTION DE RÉFLEXION

Dans la position 90/90, quel côté et quelle rotation (interne ou externe) sont les plus limités chez vous ? Comment cela se voit-il dans vos écarts ?

TERMES CLÉS

Retrouvez les définitions dans le glossaire du module.

🎯

Quiz — Partie 4

Ouverture des hanches et rotations · révisez puis testez-vous

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05

Les écarts facial et antéro-postérieur

Comment placer le bassin, les jambes et le buste dans chaque écart ?

À L’ISSUE DE CE CHAPITRE, VOUS SEREZ CAPABLE DE
  • Nommer les trois formes d’écart et les structures qu’elles sollicitent.
  • Placer correctement le bassin dans l’écart facial et le petit écart.
  • Reconnaître une fausse amplitude et les sensations à rechercher.

Comprendre avant d’exécuter

Les écarts sont souvent perçus comme un objectif en soi. Pourtant, ils ne sont que la conséquence visible d’un travail bien construit. Les aborder sans compréhension mène généralement à des blocages ou à des compensations.

Écart facial, pancake et petit écart : trois formes, trois logiques de placement
Écart facial, pancake et petit écart : trois formes, trois logiques de placement
Nom en françaisAutre nomPrincipeTravail dominant
Grand écart facialMiddle splitLes jambes s’ouvrent sur les côtés, le buste reste face à l’avant.Adducteurs, capsule de la hanche.
Grand écart antéro-postérieur (antéro-postérieur)Front split, petit écartUne jambe devant, une jambe derrière.Ischio-jambiers (jambe avant), psoas et quadriceps (jambe arrière).
Écrasement facialPancakeJambes écartées, le buste descend vers l’avant.Ischio-jambiers, adducteurs, flexion de hanche.
PRINCIPE

Dans tous les cas, l’amplitude ne doit jamais dépasser la qualité du placement. Aller plus bas sans contrôle n’est pas un progrès, mais une perte d’efficacité.

MouvementBon placementMauvais placement
PancakeAntéversion : la bascule part des hanches.Dos rond, bassin enroulé.
Écart facialBassin neutre ou légèrement en antéversion.Rétroversion qui ferme les hanches.
Petit écartBassin aligné, les deux hanches de face.Hanche arrière ouverte sur le côté.

Planche 6 — Ce qui travaille dans chaque écart

Le grand écart facial (middle split)

Dans cette position, les hanches, les genoux et les chevilles sont alignés pour former une ligne droite et équilibrée. Le bassin reste neutre ou légèrement en antéversion, afin de permettre une ouverture optimale des hanches sans compensation. Le mouvement repose sur une abduction pure : une ouverture des jambes sur le côté, sans rotation ni bascule excessive du bassin.

Illustration du module 4
ATTENTION : LA RÉTROVERSION
  • ferme les hanches ;
  • limite l’étirement réel des adducteurs ;
  • fausse la sensation : l’impression d’aller plus loin est présente, mais la qualité diminue.

Pieds et genoux

Les genoux restent orientés dans l’axe des pieds, afin d’éviter toute contrainte inutile sur l’articulation. Les pieds peuvent être légèrement tournés vers le plafond ou vers l’avant pour protéger les genoux, ou en position neutre selon la morphologie. Un mauvais alignement crée des tensions dans les genoux plutôt que dans les adducteurs.

JAMBES ACTIVES

Même en étirement, les jambes restent actives. Un léger engagement des quadriceps et des adducteurs protège les articulations, améliore le contrôle et stabilise la position. Une souplesse totalement relâchée est souvent instable et moins efficace.

Sensations recherchées : à l’intérieur des cuisses (adducteurs) et au niveau des hanches. Une tension dans les genoux ou le bas du dos indique généralement un problème de placement.

Protéger le genou et la cheville

Dans les écarts, le genou est souvent la première articulation à souffrir, car il subit ce que la hanche ne fait pas. La cheville et le pied, eux, peuvent être tordus sans que l’élève le remarque.

SituationCe qui se passeConsigne
Genou avant verrouillé (petit écart)Le genou part en hyperextension, surtout chez les élèves hypermobiles.Garder une micro-flexion ou un quadriceps légèrement actif ; placer un coussin sous le talon ou sous la cuisse.
Genou qui tourne (écart facial)La hanche ne s’ouvre plus, le genou tourne à sa place : tension à l’intérieur du genou.Genoux et orteils dans le même axe, vers le plafond ou légèrement vers l’avant ; réduire l’ouverture.
Genou arrière écrasé (petit écart)Appui direct de la rotule sur le sol dur.Coussin ou tapis plié sous le genou ; appui sur le dessus de la cuisse plutôt que sur la rotule.
Pied arrière torduLe pied se couche sur le côté, la cheville tourne.Dessus du pied à plat, orteils alignés avec le genou.

« Ça brûle dans le genou » : comprendre la sensation

C’est l’une des remarques que les élèves font le plus souvent dans les écarts : une sensation de chaleur, de brûlure ou de tiraillement localisé dans le genou, parfois plus marquée que l’étirement du muscle lui-même. Elle apparaît surtout en fin d’amplitude, jambes tendues, et augmente quand la position est tenue longtemps.

Le genou est entouré d’une capsule articulaire, une enveloppe fibreuse qui ferme l’articulation, renforcée par des ligaments : le ligament collatéral interne sur la face intérieure, la capsule et les ligaments postérieurs à l’arrière. Autour passent aussi les tendons des ischio-jambiers et des muscles de la « patte d’oie », sur la face interne. Quand le muscle a atteint sa limite, ou quand la hanche ne s’ouvre plus, c’est vers ces structures que la tension se reporte.

Le genou vu de profil (côté externe) : capsule, ligaments, ménisque et tendons entourent l’articulation. Le ligament collatéral interne, souvent concerné dans l’écart facial, se trouve sur la face opposée.
Le genou vu de profil (côté externe) : capsule, ligaments, ménisque et tendons entourent l’articulation. Le ligament collatéral interne, souvent concerné dans l’écart facial, se trouve sur la face opposée.

Ces tissus sont riches en récepteurs sensibles à l’étirement et à la pression : ils informent le système nerveux très précisément, ce qui explique une sensation vive, localisée, souvent décrite comme une « brûlure ». À la différence du muscle, ils s’adaptent lentement et servent avant tout à stabiliser l’articulation : on ne cherche pas à les assouplir.

CE QUE DIT LA RECHERCHE
  • Deux types de limites. Une synthèse de référence sur les étirements rappelle que l’amplitude d’une articulation est limitée à la fois par les muscles et par l’articulation elle-même : la forme et l’emboîtement des surfaces osseuses, ainsi que les structures capsulo-ligamentaires qui l’entourent [18].
  • Le muscle, lui, a des propriétés viscoélastiques qui produisent une tension passive : c’est sur cette composante que l’étirement agit [18].

Conséquence pour la pratique : quand la sensation quitte le muscle pour se loger dans le genou, c’est la limite articulaire qui est atteinte. Insister n’étire plus le muscle, cela charge la capsule et les ligaments.

Où ça brûleSituation typiqueStructures en tensionQue faire
Arrière du genou (jambe avant)Petit écart, pancake, flexion avant jambes tendues.Capsule et ligaments postérieurs, tendons des ischio-jambiers ; parfois le nerf.Micro-flexion, quadriceps actif, genou non verrouillé ; réduire l’amplitude.
Intérieur du genouÉcart facial, pancake large.Ligament collatéral interne, capsule interne, tendons de la patte d’oie.Genoux et orteils vers le plafond, ouverture réduite, genoux légèrement fléchis.
Avant du genou (jambe arrière)Petit écart, fente basse.Appui et pression sur la rotule et l’avant de l’articulation.Coussin ou tapis plié ; appui sur le dessus de la cuisse.
Étirement musculaireSensation articulaire ou ligamentaire
OùDiffuse, dans le corps du muscle (milieu de la cuisse).Localisée, dans le genou ou juste autour, souvent montrée du doigt.
ÉvolutionDiminue progressivement en restant dans la position.Reste stable ou augmente avec le temps de maintien.
RéponseOn respire, on reste ou on avance doucement.On réajuste : on plie un peu, on réaligne, on remonte.
SIGNAUX D’ARRÊT
  • douleur vive, pincement ou craquement douloureux ;
  • décharge électrique ou fourmillements derrière le genou ou dans le mollet (tension nerveuse) ;
  • gonflement, sensation d’instabilité ou de genou qui « lâche » ;
  • douleur qui persiste le lendemain : on adapte la pratique et on oriente vers un professionnel de santé si elle dure.
DANS VOS COURS

Les élèves en parlent souvent : c’est une bonne occasion d’apprendre à localiser ses sensations. Demandez-leur de montrer où elles ressentent l’étirement : le milieu de la cuisse, c’est le muscle ; le genou, c’est un signal de placement. Une consigne simple : « Si ça brûle dans le genou, ce n’est plus le muscle qui travaille : on plie un peu, on réaligne, on remonte. »

À RETENIR

Une sensation dans le genou n’est pas l’étirement recherché : la brûlure signale que la capsule et les ligaments prennent le relais du muscle. Un ligament trop sollicité de façon répétée peut perdre en stabilité ; on corrige donc le placement plutôt que de tenir.

Le grand écart antéro-postérieur (front split, petit écart)

Il sollicite principalement les ischio-jambiers de la jambe avant et les fléchisseurs de hanche de la jambe arrière, notamment le psoas. Le bassin reste aligné et orienté vers l’avant, les deux hanches face à la même direction. Ce mouvement repose sur un contrôle bilatéral : l’allongement de la chaîne postérieure à l’avant et l’ouverture de la chaîne antérieure à l’arrière.

Extension de hanche et carré des lombes

Le petit écart dépend beaucoup de la capacité de la jambe arrière à aller en extension de hanche. Lorsque ce n’est pas possible, le corps compense : le carré des lombes, muscle du bas du dos, s’active pour stabiliser et « tirer » le buste, ce qui provoque une inclinaison du buste et des tensions lombaires.

JambeEngagementRôle
Jambe avantQuadriceps légèrement actif, genou non verrouillé.Protège le genou avant.
Jambe arrièreFessier contracté, genou et pied dans l’axe.Stabilise l’extension de hanche et garde le bassin de face.
BusteLégèrement incliné vers l’avant (débutant) ou redressé (avancé).Ne doit jamais compenser un manque de mobilité.

Sensations recherchées : à l’arrière de la jambe avant (ischio-jambiers) et à l’avant de la hanche arrière (psoas). Tension dans le genou ou le bas du dos : problème de placement.

À RETENIR

Il faut distinguer la vraie amplitude de la fausse amplitude. Une descente obtenue par compensation (rétroversion, hanche ouverte, bascule du buste, relâchement total) donne l’impression d’aller plus loin, mais ne correspond pas à un réel gain de mobilité.

🏋 MISE EN PRATIQUE

Exercice E11 — Petit écart assisté sur blocs : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

Ce que dit la recherche sur les écarts

CE QUE DIT LA RECHERCHE
  • Dans les grandes amplitudes, la tête du fémur peut entrer en contact avec le bord de l’acétabulum. Des études en capture du mouvement et en IRM chez des danseuses professionnelles ont montré des zones de contact et de légers glissements de la tête fémorale dans les positions extrêmes comme le grand écart [15].
  • La hanche des danseurs associe souvent une grande laxité des tissus mous et des conflits articulaires, parfois même avec une forme osseuse normale : la souplesse extrême n’est pas un gage de protection [16].
  • La force compte autant que l’amplitude. Des danseurs présentant des signes de conflit de hanche avaient la même amplitude que des danseurs sains, mais moins de force des extenseurs de hanche et de moins bonnes performances aux tests de sauts [17].
  • L’écart facial dépend à la fois des adducteurs, de la capsule et de la forme de la hanche : l’amplitude « finale » n’est pas la même pour tout le monde [12][14].
TRADUCTION PÉDAGOGIQUE
  • Viser une amplitude contrôlée, pas une amplitude maximale à tout prix.
  • Renforcer les fessiers, les adducteurs et les ischio-jambiers dans les positions d’écart.
  • Éviter les rebonds et les appuis extérieurs brusques (partenaire, poids) en fin d’amplitude.
  • Une douleur dans l’aine ou au fond de la hanche, un claquement douloureux ou un blocage justifient d’arrêter et d’orienter vers un professionnel.
JOURNAL DE PRATIQUE — QUESTION DE RÉFLEXION

Dans votre petit écart, vos hanches restent-elles de face ? Que se passe-t-il si vous gardez le bassin aligné en descendant moins bas ?

TERMES CLÉS

Retrouvez les définitions dans le glossaire du module.

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Quiz — Partie 5

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06

Pancake et écart facial : analyse

Deux positions proches, deux logiques mécaniques différentes

À L’ISSUE DE CE CHAPITRE, VOUS SEREZ CAPABLE DE
  • Comparer la mécanique du pancake et de l’écart facial.
  • Choisir la bonne consigne de bassin selon la position.
  • Utiliser la respiration comme outil de régulation, sans forcer.

Deux positions souvent confondues

Le pancake et l’écart facial se ressemblent, car les jambes sont écartées dans les deux cas. Mais ils reposent sur des logiques mécaniques différentes.

PancakeÉcart facial (middle split)
PositionAssise, jambes écartées.Au sol, jambes ouvertes sur les côtés.
MouvementFlexion du tronc initiée par le bassin.Ouverture latérale pure, tronc généralement vertical.
Travail dominantIschio-jambiers, adducteurs, mobilité en flexion de hanche.Adducteurs, capsule de la hanche.
Exigence principaleAntéversion + contrôle du dos.Neutralité du bassin + stabilité.
DIFFÉRENCE FONDAMENTALE

Pancake = flexion + antéversion. Écart facial = abduction + stabilité.

Le pancake

Le pancake nécessite une antéversion marquée du bassin. Le tronc se rapproche du sol non pas en s’arrondissant, mais en s’inclinant depuis les hanches (voir le schéma 2). Sans antéversion, le corps compense en arrondissant le dos : le travail part dans la colonne, l’étirement perd son efficacité et la progression stagne.

🏋️ MISE EN PRATIQUE

Exercice E2 — Pancake progressif : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

Les erreurs fréquentes dans le pancake

ErreurCause probableCorrection
Dos arrondi dès le départIschio-jambiers limités, assise sur le sacrum.Rehausser le bassin sur un coussin, une ou plusieurs briques, ou bien plier légèrement les genoux.
Genoux qui tournent vers l’avantRotation interne des hanches pour « gagner » de l’ouverture.Genoux et orteils vers le plafond, ouverture réduite.
Buste qui tombe d’un coupRelâchement total, manque de force en fin d’amplitude.Descendre en plusieurs paliers, mains au sol en soutien.
Sensation derrière le genouTension nerveuse (nerf sciatique) plutôt que musculaire.Plier légèrement les genoux, relâcher la tête et les chevilles, réduire l’amplitude.

Complémentarité

Le pancake développe la capacité à mobiliser le bassin. L’écart facial développe la capacité à ouvrir les hanches. Ensemble, ils construisent une souplesse complète : c’est pourquoi on les travaille dans la même séance, le pancake préparant souvent l’écart facial.

Bien placer le bassin dans l’écart facial

🏋️ MISE EN PRATIQUE

Exercice E12 — Écart facial contre le mur : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

Respiration et système nerveux

Comme vu au Module 2, l’amplitude disponible dépend aussi d’une régulation protectrice du système nerveux : lorsqu’une position est perçue comme risquée ou incertaine, le tonus augmente et limite l’amplitude.

Une respiration lente et confortable accompagne souvent une baisse du niveau d’activation, ce qui peut aider à relâcher les tensions inutiles et à accepter progressivement une nouvelle amplitude. À l’inverse, une respiration bloquée ou superficielle maintient le corps en état de tension.

À NUANCER

La respiration n’est pas un bouton qui « détend » automatiquement un muscle, et une expiration longue n’autorise jamais à pousser malgré la douleur. Elle sert à observer et réguler : si le souffle se bloque, on réduit l’intensité.

À RETENIR

La souplesse n’est pas uniquement une question de muscles : c’est aussi la capacité du système nerveux à accepter et à intégrer une nouvelle amplitude, grâce à des expériences claires, progressives et contrôlées.

JOURNAL DE PRATIQUE — QUESTION DE RÉFLEXION

Pendant votre pancake, à quel moment votre respiration se raccourcit-elle ? Que se passe-t-il si vous revenez de quelques centimètres ?

TERMES CLÉS

Retrouvez les définitions dans le glossaire du module.

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Pancake et écart facial : analyse · révisez puis testez-vous

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07

Renforcement et souplesse active

Pourquoi la force est-elle la condition d’une souplesse durable ?

À L’ISSUE DE CE CHAPITRE, VOUS SEREZ CAPABLE DE
  • Distinguer souplesse active et souplesse passive, et mesurer l’écart entre les deux.
  • Nommer le rôle du renforcement dans le travail de souplesse.
  • Construire des exercices de souplesse active pour les hanches.
  • Expliquer le principe des over splits et les encadrer en sécurité.

La force, condition de la souplesse

Une souplesse sans force est une souplesse instable. Plus l’amplitude augmente, plus il est important de pouvoir la contrôler : c’est le renforcement qui permet de passer d’une amplitude « prêtée » à une amplitude maîtrisée.

Rôle du renforcementConcrètement
Stabiliser les amplitudesL’élève tient la position sans s’effondrer ni compenser.
Protéger les articulationsLes muscles actifs limitent les contraintes sur la hanche, le genou et le bas du dos.
Améliorer le contrôleEntrée, maintien et sortie deviennent précis et reproductibles.
Rendre l’amplitude utilisableLa souplesse devient disponible dans le mouvement : levé de jambe, figure au mât, saut, porté.

Muscles clés : ischio-jambiers, adducteurs, quadriceps, psoas, fessiers.

CE QUE DIT LA RECHERCHE
  • Le renforcement fait aussi gagner de l’amplitude. Une méta-analyse comparant renforcement et étirements ne retrouve pas de différence nette de gain d’amplitude entre les deux approches [3].
  • Une seconde méta-analyse confirme que le renforcement améliore l’amplitude, surtout lorsqu’il est réalisé sur toute l’amplitude du mouvement [4].

Conséquence pour la pratique : renforcer en grande amplitude n’est pas « en plus » du travail de souplesse, c’en est une partie.

Souplesse active et souplesse passive

Souplesse active (engagement, contrôle, amplitude contrôlée) et souplesse passive (relâchement, amplitude relâchée)
Souplesse active (engagement, contrôle, amplitude contrôlée) et souplesse passive (relâchement, amplitude relâchée)
Souplesse activeSouplesse passive
DéfinitionAmplitude obtenue et tenue par la contraction musculaire, sans aide extérieure.Amplitude maximale obtenue relâchée, avec l’aide de la gravité, du sol, d’un partenaire ou d’un accessoire.
Qui travaille ?Les muscles opposés à ceux qui s’étirent (ex. : psoas et quadriceps pour lever la jambe devant) et les stabilisateurs du bassin.Les muscles mis en tension, les tissus et la tolérance du système nerveux à l’étirement.
SensationsEffort, chaleur, parfois tremblements en fin d’amplitude.Étirement, relâchement, respiration lente.
AmplitudeToujours inférieure ou égale à l’amplitude passive.L’amplitude maximale disponible à un moment donné.
Type de travailContrôle et force.Relâchement et tolérance.
ExempleJambe tenue en l’air sans les mains.Jambe tenue avec une sangle ou la main ; posture allongée relâchée.
UtilitéStabilité, protection des articulations, transfert dans le mouvement (pole, danse, aérien).Gagner de l’amplitude, récupérer, apprendre à relâcher.
Si on ne travaille que celle-ciDe la force, mais une amplitude qui reste limitée.Une amplitude « prêtée », peu stable, difficile à utiliser et moins protégée en fin de course.
PRINCIPE CLÉ

Ce que tu ne contrôles pas, tu ne le maîtrises pas. L’écart entre souplesse passive et souplesse active est souvent la meilleure indication de ce qu’il reste à travailler.

Le déficit actif : mesurer ce qu’il reste à travailler

On appelle déficit actif la différence entre l’amplitude passive et l’amplitude active d’un même mouvement. Il se mesure simplement, sans matériel :

  • Passif : l’élève monte la jambe tendue devant (ou sur le côté) en la tenant avec la main ou une sangle. On note la hauteur atteinte : repère sur le mur, photo de profil ou angle approximatif.
  • Actif : même mouvement, même placement du bassin, mais sans les mains. On note la hauteur tenue au moins 3 secondes.
  • Lecture : un grand écart entre les deux signale une priorité de travail actif ; un faible écart avec une amplitude passive limitée signale plutôt un besoin de gagner de l’amplitude.
Illustration du module 4
LECTURE DE LA PHOTO

Jambe tenue avec la main : une partie de l’amplitude est « prêtée » par le bras. Le buste reste long, la jambe d’appui est pliée au sol et la main libre stabilise.

Objectif du travail actif : se rapprocher de cette hauteur en relâchant progressivement la prise, puis sans les mains, sans arrondir le dos ni basculer le bassin.

Comment développer la souplesse active

LevierPrincipe et exemple
Contractions en fin d’amplitudeDans une position d’étirement tenue, contracter le muscle étiré (pousser la jambe dans le sol ou la sangle), puis le muscle opposé (essayer de soulever la jambe). Lien direct avec le contracté-relâché du Module 2.
Levés et maintiensLever la jambe sans les mains, tenir quelques secondes au point le plus haut contrôlé, redescendre lentement. La qualité de la descente compte autant que la hauteur.
Travail excentriqueFreiner une descente en grande amplitude (ex. : bascule avant lente, exercice nordique pour les ischio-jambiers [6]).
Renforcement en grande amplitudeFentes profondes, squat écarté, transferts latéraux en position basse : le muscle travaille là où il doit devenir fort.
Passif puis actifOuvrir une amplitude en passif, puis l’utiliser aussitôt activement (ex. : pancake, puis levés de jambe en position). On ouvre, puis on « verrouille ».
DANS VOS COURS

Alterner exercices actifs et passifs dans une même séance permet de profiter de l’amplitude gagnée en relâchement tout en la rendant immédiatement contrôlable. C’est aussi ce qui évite l’effet « je suis souple au sol mais je ne peux rien en faire dans le mouvement ».

Les over splits : aller au-delà de l’amplitude habituelle

Un over split (ou sur-écart) est un écart dont l’amplitude dépasse 180°. On l’obtient en surélevant le pied avant, la jambe arrière, ou les deux, sur des briques, un banc ou un support stable. Le bassin descend alors plus bas que la ligne des jambes.

Ce n’est pas un exploit à rechercher pour lui-même : c’est un outil d’entraînement pour les élèves avancées, qui sert à créer une marge au-delà de l’amplitude habituelle.

Over split avant : talon avant surélevé sur des briques, bassin au sol, buste vertical et main sur la jambe avant
Over split avant : talon avant surélevé sur des briques, bassin au sol, buste vertical et main sur la jambe avant

Pourquoi travailler au-delà de 180° ?

  • Créer une réserve d’amplitude : une élève qui dispose d’un peu plus que son écart complet en passif peut afficher un écart à 180° dans le mouvement (saut, figure au mât, porté aérien) avec moins d’effort en fin d’amplitude.
  • La ligne esthétique : en pole, en aérien ou en danse, de nombreuses figures recherchent une ligne qui dépasse l’horizontale.
  • Stabiliser l’écart au sol : quand la marge existe, l’écart complet devient une position plus confortable et plus facile à contrôler.

Les différents over splits

TypeMise en placeCe qui est sollicitéPoints de vigilance
Over split avantTalon avant surélevé (briques, banc).Ischio-jambiers et mollet de la jambe avant.Genou avant non verrouillé ; attaches des ischio-jambiers sous la fesse.
Over split arrièreGenou ou dessus du pied arrière surélevé.Psoas, droit fémoral, avant de la hanche de la jambe arrière.Bas du dos qui se cambre, hanche arrière qui s’ouvre, genou arrière à protéger.
Double over splitLes deux jambes surélevées.Les deux jambes simultanément.Très avancé ; supports parfaitement stables.
Over split facialLes deux pieds surélevés sur les côtés.Adducteurs, capsule de la hanche.Pression sur l’aine ; réservé aux élèves ayant un écart facial complet et sans douleur.
PRÉREQUIS AVANT DE COMMENCER
  • Un écart complet au sol, propre : bassin de face, hanches carrées, sans compensation, et stable sur plusieurs séances.
  • Un contrôle actif : l’élève sait engager ses jambes dans l’écart (pousser le talon avant, serrer le fessier arrière).
  • Un échauffement complet et une préparation spécifique de l’écart au sol dans la même séance.
  • Aucune douleur à l’aine, sous la fesse ou à l’avant de la hanche.

Placement et consignes

ZoneRepère
BassinLes deux EIAS regardent vers l’avant ; la hanche arrière ne s’ouvre pas pour « descendre plus ».
Jambe avantGenou et orteils vers le plafond, quadriceps légèrement engagé pour éviter l’hyperextension du genou ; le talon « tire » vers l’avant.
Jambe arrièreGenou et dessus du pied orientés vers le sol, fessier engagé ; genouillère ou tapis plié sous le genou si besoin.
BusteOn commence buste droit ou légèrement penché, mains au sol ou sur des briques pour doser le poids.
Entrée et sortieDescente lente ; sortie aussi lente que l’entrée, mains en appui, en pliant le genou avant. Jamais de rebond.
SIGNAUX D’ARRÊT
  • douleur vive ou pincement sous la fesse (attaches des ischio-jambiers) ;
  • pincement à l’avant de la hanche ou dans l’aine ;
  • décharge, fourmillements ou sensation électrique le long de la jambe (tension nerveuse) ;
  • douleur au genou arrière, ou douleur qui persiste le lendemain.

Progression

Illustration du module 4

La progression se fait sur deux axes, l’un après l’autre :

  • la hauteur du support : une brique à la fois, uniquement quand le niveau précédent est confortable et contrôlé ;
  • la position du buste : buste long et légèrement penché, puis vertical, puis ouverture du buste (backbend).

L’écart soutenu, avec une brique sous la cuisse avant, est une étape intermédiaire utile : il permet de doser la descente pendant que le buste travaille.

Écart soutenu : brique sous la cuisse avant, ouverture du buste mains au sol.

Illustration du module 4
Étape 1 — Buste long et légèrement penché, mains sur la Étape avancée — Ouverture du buste : combine les cuisse avant : le poids est dosé par les bras. exigences de l’écart et du dos (Module 3). Genouillère sur le genou arrière.
Étape 1 — Buste long et légèrement penché, mains sur la Étape avancée — Ouverture du buste : combine les cuisse avant : le poids est dosé par les bras. exigences de l’écart et du dos (Module 3). Genouillère sur le genou arrière.
DOSAGE

En fin de séance, après l’échauffement et la préparation de l’écart au sol ; 8 à 10 respirations par côté, 2 répétitions ; une à deux séances par semaine pour commencer. Jamais à froid, jamais en rebond, et jamais pour « rattraper » un écart au sol encore incomplet.

À NUANCER

Chez les élèves très souples ou hypermobiles, l’amplitude est déjà disponible : l’over split n’apporte souvent rien de plus et augmente les contraintes sur l’articulation. Leur priorité reste le contrôle actif de l’amplitude qu’elles ont déjà.

À RETENIR

L’over split ne remplace pas le travail actif : c’est une marge d’amplitude, qui n’a de valeur que si elle est contrôlée en entrée, en maintien et en sortie.

Exercices de souplesse active

🏋️ MISE EN PRATIQUE

Exercice E13 — Levés de jambe actifs (avant et côté) : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

🏋️ MISE EN PRATIQUE

Exercice E14 — Pancake actif (levés en position) : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

🏋️ MISE EN PRATIQUE

Exercice E15 — Contracté-relâché des ischio-jambiers (rappel du Module 2) : à retrouver dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

DOSAGE

Le renforcement en grande amplitude se pratique en fin de séance ou dans une séance dédiée, sans douleur, avec des tenues courtes. On privilégie la qualité de la sortie à la hauteur atteinte.

🏋️ MISE EN PRATIQUE

La progression de renforcement en 3 niveaux (ischio-jambiers, adducteurs, psoas et quadriceps, fessiers) se trouve dans le cahier d’exercices (onglet Ressources).

JOURNAL DE PRATIQUE — QUESTION DE RÉFLEXION

Quel est l’écart entre la hauteur de votre jambe tenue avec les mains et sans les mains ? Quel exercice pourrait réduire cet écart ?

Votre écart au sol est-il assez propre pour envisager un over split ? Sur quels critères le vérifiez-vous ?

TERMES CLÉS

Retrouvez les définitions dans le glossaire du module.

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Quiz — Partie 7

Renforcement et souplesse active · révisez puis testez-vous

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08

Placement, progression et conclusion

Comment progresser de façon durable et transmettre une méthode sûre ?

À L’ISSUE DE CE CHAPITRE, VOUS SEREZ CAPABLE DE
  • Appliquer les points fondamentaux d’alignement et de placement.
  • Adapter la progression au niveau de l’élève.
  • Structurer une séance bas du corps complète.

Alignement et placement

Point fondamentalRepère
Bassin stableLes EIAS restent au même niveau et dans la direction voulue.
Colonne allongéeLe dos se grandit avant de descendre ; pas d’arrondi pour gagner de l’amplitude.
Épaules relâchéesLes tensions parasites du haut du corps sont réduites.

Ces repères servent trois objectifs : l’efficacité biomécanique, la sécurité et l’esthétique du mouvement.

Progression intelligente

Dès le niveau débutant, l’élève découvre toutes les formes de travail : passif, actif et contracté-relâché. Le travail actif et le contracté-relâché ne sont pas réservés aux élèves avancées : ce sont des gestes qui s’apprennent, et plus tôt on les apprend, plus vite la souplesse devient stable et utilisable.

Ce qui change d’un niveau à l’autre, ce n’est donc pas le type de travail, mais la version de l’exercice : on commence par une version facile, qui prépare la version plus difficile.

NiveauPrioritésExemples
DébutantDécouverte du bassin ; apprendre les trois formes de travail dans leur version la plus simple.Bascule du bassin, fente basse, pancake sur coussin, petit écart sur blocs, levé de jambe allongée jambe d’appui pliée (E3), contracté-relâché avec sangle (E15).
IntermédiaireIntégration du contrôle, moins d’aide, plus de résistance, réduction des compensations.90/90, levés de jambe debout (E13), levés avec élastique ou lest léger, écarts avec moins de blocs.
AvancéAmplitude maximale contrôlée, précision, fluidité.Écarts complets actifs, levés de jambe lestés et tenus, sur-écarts sous contrôle, transitions fluides.

Les leviers pour rendre un exercice plus difficile

Un même exercice peut accompagner l’élève du premier cours au niveau avancé : on ne change qu’un levier à la fois.

LevierPlus facilePlus difficile
Aide extérieureBlocs, coussin, sangle, mur.Sans aide.
PoidsSans poids, poids du corps seul.Avec un lest de cheville ou un haltère.
ÉlastiqueÉlastique qui aide le mouvement, ou pas d’élastique.Élastique qui résiste au mouvement.
LevierGenou plié, levier court.Jambe tendue, levier long.
PositionAllongée, appui large au sol.Debout, en équilibre.
Tenue et tempoTenue courte, mouvement simple.Tenue longue, descente lente et freinée.
AmplitudeAmplitude partielle et confortable.Amplitude complète contrôlée.
PRINCIPE UNIVERSEL

Progression lente = progression durable. Tout le monde travaille tout : seule la version de l’exercice change.

Progression de renforcement en 3 niveaux

Niveau 1 : poids du corps, levier court. Niveau 2 : élastique ou lest léger, levier plus long. Niveau 3 : charge, grande amplitude ou travail excentrique.

ZoneNiveau 1Niveau 2Niveau 3
Ischio-jambiersPont deux pieds ; levé de jambe allongée, jambe d’appui pliée (E3).Pont sur une jambe ; good morning avec élastique ; E3 jambe d’appui tendue.Good morning avec haltère ; E3 avec lest de cheville ; nordique assisté par un élastique.
AdducteursBallon serré entre les genoux ; adduction allongée sur le côté.Adduction avec élastique ou lest ; Copenhague en levier court.Copenhague en levier long ; fente latérale avec charge.
Psoas et quadricepsRelevés de genou en position assise ; fente basse active (E5).Levés de jambe debout (E13) avec élastique ou lest léger.Levés lestés tenus en haut d’amplitude ; relevés de genou assise lestés.
FessiersPont deux pieds ; abduction allongée sur le côté.Pont sur une jambe ; marche latérale avec élastique.Pont avec charge sur le bassin ; fente arrière avec haltères.

Critères pour passer au niveau suivant

PassageCritères à valider
Débutant → intermédiaireTrouver seul(e) l’antéversion et la position neutre ; tenir le petit écart assisté bassin de face ; réaliser levés actifs et contracté-relâché sans compensation ; aucune douleur dans l’aine, le genou ou le dos.
Intermédiaire → avancéÉcart de moins de 20 % entre la hauteur de jambe active et passive ; entrée et sortie des écarts sans les mains ; bilan de départ en progrès sur plusieurs semaines.
Maintien au niveau avancéÉchauffement systématique, travail actif dans toutes les amplitudes, repos entre les séances intenses, écoute des signaux d’alerte.

Fréquence et régularité

D’après les données actuelles, environ 10 minutes d’étirements par semaine et par groupe musculaire, réparties sur plusieurs jours, suffisent à obtenir l’essentiel des gains [1]. Pour les écarts, qui sollicitent plusieurs groupes à la fois, 3 à 4 séances courtes par semaine valent mieux qu’une séance longue et intense.

Structurer une séance bas du corps

PhaseContenuDurée indicative
1. ÉchauffementMouvements globaux, montée progressive de la température.5 à 10 minutes
2. MobilitéBascules du bassin, rotations de hanche contrôlées, 90/90.10 minutes
3. ActivationFessiers, adducteurs, gainage, levés de jambe actifs.5 à 10 minutes
4. SouplessePancake, fente basse, écart facial, petit écart, du plus facile au plus exigeant.15 à 20 minutes
5. Renforcement en amplitudeTenues actives courtes dans les positions travaillées.5 minutes
6. Retour au calmePositions confortables, respiration lente.5 minutes
SIGNAUX D’ALERTE

Douleur vive dans l’aine ou au fond de la hanche, pincement, douleur au genou, décharge ou engourdissement dans la jambe, douleur lombaire : on arrête, on adapte, et on oriente vers un professionnel si la douleur persiste.

Outil pédagogique : déceler, corriger, aider

Observe ton ou ta partenaire de profil pour le petit écart et le pancake, de face pour l’écart facial. Repère une seule erreur prioritaire, donne une consigne courte, puis propose une aide si nécessaire.

Erreur à décelerCause probableCorrection (consigne)Aide possible
Hanche arrière ouverte Petit écart : bassin qui tourne sur le côté.Psoas ou droit fémoral limités.« Ramène la hanche arrière vers l’avant, les deux hanches de face. »Blocs sous les mains et sous la cuisse avant ; descendre moins bas.
Bassin en rétroversion Écart facial : bassin enroulé, dos arrondi.Adducteurs ou ischio-jambiers limités.« Grandis-toi, le coccyx vers l’arrière, le bassin posé. »Coussin sous les fesses ; écart moins ouvert.
Dos rond Pancake : flexion dans le dos.Pas d’antéversion, ischio-jambiers limités.« Le nombril vers les cuisses, la poitrine ouverte. »Rehausser le bassin, plier légèrement les genoux.
Genou verrouillé Genou avant en hyperextension.Hypermobilité, relâchement total.« Quadriceps doucement actif, genou non bloqué. »Coussin sous le talon ou la cuisse.
Genou qui tourne Écart facial : genou vers l’avant ou vers le sol.Rotation compensée au genou.« Genoux et orteils dans le même axe. »Réduire l’ouverture ; écart facial au mur.
Buste qui compense Inclinaison ou torsion du buste.Carré des lombes qui tire, manque d’extension de hanche.« Buste stable, épaules de face. »Mains sur des blocs hauts ; buste plus incliné vers l’avant.
Effondrement L’élève « tombe » dans la position.Relâchement total, manque de force en fin d’amplitude.« Garde les jambes actives, descends par paliers. »Blocs, sortie avec les mains, renforcement actif.
Sensation nerveuse Brûlure ou fourmillements derrière le genou.Mise en tension du nerf sciatique.« Plie un peu les genoux, relâche la tête et les chevilles. »Réduire l’amplitude ; ne pas tenir la position.
MÉTHODE

1. Observer. 2. Nommer une seule erreur prioritaire. 3. Donner une consigne courte. 4. Aider si besoin (accessoire, réduction, appui). 5. Refaire et comparer.

Précautions particulières

SituationPourquoiAdaptation
GrossesseLes tissus deviennent naturellement plus lâches ; l’articulation à l’avant du bassin (symphyse pubienne) peut devenir sensible.Accord du professionnel qui suit la grossesse ; rester dans les amplitudes habituelles, éviter les écarts passifs extrêmes ; arrêter si douleur à l’avant du bassin ou à l’aine.
Prothèse de hancheCertaines positions peuvent favoriser une luxation selon la technique opératoire.Respecter strictement les positions interdites données par le chirurgien ; pas de grand écart sans son accord.
Douleur d’aine ou de hanche persistantePeut signaler un conflit de hanche, une atteinte du labrum ou une blessure des adducteurs.Arrêter les écarts et orienter vers un professionnel de santé.
Élève hypermobileGrande amplitude mais faible contrôle ; risque de « tomber » dans les positions et de charger les articulations.Priorité au contrôle et à la force ; pas de sur-écarts ; travailler 10 à 20 % sous l’amplitude maximale.
Reprise après blessure (ischio-jambiers, adducteurs)Le tissu cicatriciel est plus fragile en grande amplitude.Reprise progressive avec l’accord du professionnel ; renforcement avant les étirements intenses.
Élèves en croissanceLes zones de croissance des os sont plus fragiles.Pas de forçage ni de pression extérieure ; travail actif et ludique.

Cas pratiques

Trois profils fréquents en cours, pour s’entraîner à adapter la progression.

Profil 1 : débutante raide des ischio-jambiers

RepèreDétail
SituationTravaille assise, ne touche pas ses pieds jambes tendues.
Ce qu’on observeAssise sur le sacrum, dos rond dès le début du pancake, sensation derrière le genou.
PrioritésTrouver l’antéversion, rehausser le bassin, distinguer muscle et nerf, apprendre le travail actif dès le départ.
ProgressionE1, E2 sur coussin, E3 jambe d’appui pliée et E15 avec sangle pendant plusieurs semaines ; renforcement niveau 1, puis ajout d’un élastique ou d’un lest léger.
Consigne clé« Assieds-toi sur tes ischions avant de descendre. »

Profil 2 : danseuse hypermobile

RepèreDétail
SituationAncienne gymnaste, descend au sol en petit écart sans effort.
Ce qu’on observeHanche arrière ouverte, genou avant verrouillé, sortie avec les mains, peu de force.
PrioritésBassin de face, genou protégé, souplesse active et force en fin d’amplitude.
ProgressionPetit écart sur blocs bassin aligné, levés de jambe actifs, renforcement niveaux 2 et 3.
Consigne clé« Moins bas mais de face : garde tes jambes actives. »

Profil 3 : élève qui sent l’aine ou le genou dans l’écart facial

RepèreDétail
SituationPratique régulière, stagne en écart facial.
Ce qu’on observePincement à l’avant de la hanche, genoux qui tournent vers le sol.
PrioritésRespecter la morphologie, genoux dans l’axe, varier les angles, renforcer les adducteurs.
ProgressionÉcart facial au mur, papillon actif, 90/90 ; ne pas forcer l’amplitude finale.
Consigne clé« Si ça pince, change l’angle : on ne pousse pas contre l’os. »
CADRE

Un pincement ou une douleur d’aine persistante relève d’un avis médical : l’enseignant adapte, il ne diagnostique pas.

Conclusion

La souplesse est une compétence complexe qui demande du temps, de la précision et de la conscience corporelle. Ce module vise à développer une souplesse :

  • active : tenue par les muscles ;
  • équilibrée : entre les deux côtés et entre les différents groupes musculaires ;
  • contrôlée : sans compensation ;
  • durable : construite progressivement, sans douleur.
LE FIL ROUGE DU MODULE

L’objectif n’est pas d’aller « plus loin », mais d’aller mieux.

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Quiz — Partie 8

Placement, progression et conclusion · révisez puis testez-vous

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Documents du module 4

📁

Module 4 complet

Les 8 chapitres réunis en un seul document illustré, avec les planches anatomiques, les fiches pratiques illustrées, la recherche et le glossaire.

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🔎

Fiche « Déceler, corriger, aider »

Les 8 erreurs fréquentes des écarts et du pancake, avec leur cause, la consigne de correction et l’aide possible.

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📝

Grille d’observation des écarts

La grille à compléter en binôme pour s’entraîner à observer et corriger le petit écart, l’écart facial et le pancake.

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🏋

Cahier d’exercices

Les 15 exercices du module (placement, rotations, étirements, écarts, renforcement) et une routine type de 30 minutes.

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📚

Glossaire du module 4

Les termes essentiels du module, avec une recherche pour retrouver une définition en un instant.

Les chapitres en PDF

Chapitre 1

Comprendre la souplesse du bas du corps

Le chapitre 1 en version PDF, à lire hors ligne ou à imprimer.

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Chapitre 2

Anatomie des hanches et du bassin

Le chapitre 2 en version PDF, à lire hors ligne ou à imprimer.

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Chapitre 3

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps

Le chapitre 3 en version PDF, à lire hors ligne ou à imprimer.

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Chapitre 4

Ouverture des hanches et rotations

Le chapitre 4 en version PDF, à lire hors ligne ou à imprimer.

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Chapitre 5

Les écarts facial et antéro-postérieur

Le chapitre 5 en version PDF, à lire hors ligne ou à imprimer.

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Chapitre 6

Pancake et écart facial : analyse

Le chapitre 6 en version PDF, à lire hors ligne ou à imprimer.

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Chapitre 7

Renforcement et souplesse active

Le chapitre 7 en version PDF, à lire hors ligne ou à imprimer.

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Chapitre 8

Placement, progression et conclusion

Le chapitre 8 en version PDF, à lire hors ligne ou à imprimer.

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Ces supports sont des documents pédagogiques. Ils ne constituent ni un diagnostic ni une prescription médicale.

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Flashcards — Module 4

Jambes, hanches & bassin · retournez la carte pour voir la réponse

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Glossaire du module 4

Jambes, hanches & bassin · 29 termes essentiels

29 termes
Abduction
Mouvement qui écarte la jambe de l’axe du corps.
Acétabulum
Cavité du bassin qui reçoit la tête du fémur.
Adducteurs
Muscles de l’intérieur de la cuisse qui rapprochent la jambe de l’axe du corps.
Antéversion
Bascule du bassin vers l’avant.
Capsule articulaire
Enveloppe fibreuse qui entoure et ferme une articulation ; elle participe à sa stabilité.
Carré des lombes
Muscle profond du bas du dos, souvent en compensation dans le petit écart.
Conflit de hanche
Contact anormal entre le col du fémur et le bord de l’acétabulum, souvent ressenti comme un pincement à l’avant de la hanche.
Coxo-fémorale
Articulation de la hanche, entre le fémur et le bassin.
Déficit actif
Différence entre l’amplitude passive et l’amplitude active d’un même mouvement ; elle indique ce qu’il reste à travailler en contrôle.
EIAS
Épines iliaques antéro-supérieures : repères osseux à l’avant du bassin.
Excentrique
Travail où le muscle freine le mouvement en s’allongeant.
Extension de hanche
Mouvement de la cuisse vers l’arrière.
Fausse amplitude
Amplitude obtenue par compensation, sans gain réel de mobilité.
Front split
Grand écart antéro-postérieur, ou petit écart.
Ischio-jambiers
Muscles de l’arrière de la cuisse, attachés sur l’ischion.
Ischions
Os du bassin sur lesquels on s’assoit.
Ligament
Bande fibreuse qui relie deux os et stabilise l’articulation ; peu élastique, il n’est pas une structure à étirer.
Middle split
Grand écart facial.
Os coxal (os iliaque)
Os qui forme chaque moitié du bassin ; il réunit l’ilium, l’ischion et le pubis, soudés au niveau de l’acétabulum.
Over split (sur-écart)
Écart dont l’amplitude dépasse 180°, obtenu en surélevant le pied avant, la jambe arrière ou les deux.
Pancake
Écrasement facial : jambes écartées, buste vers l’avant.
Psoas-iliaque
Principal fléchisseur de la hanche.
Rétroversion
Bascule du bassin vers l’arrière.
Rotation externe / interne
Rotation de la cuisse vers l’extérieur / vers l’intérieur.
Sacro-iliaque
Articulation très peu mobile entre l’os iliaque et le sacrum, tenue par des ligaments puissants.
Souplesse active
Amplitude obtenue et tenue par la contraction musculaire.
Souplesse passive
Amplitude obtenue avec une aide extérieure, en relâchement.
Tolérance à l’étirement
Capacité à accepter une sensation de mise en tension ; elle augmente avec la pratique régulière.
Version fémorale
Orientation du col du fémur par rapport au reste de l’os ; elle influence les rotations de la hanche.
Aucun terme ne correspond à votre recherche.

Exercices

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Quiz d'entraînement

🗂️

Flashcards — Module 3

Dos, épaules & Backbend · retournez la carte pour voir la réponse

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Astuce : sur ordinateur, utilisez la barre d'espace pour retourner et les flèches ← → pour naviguer.

💪 Quiz d’entraînement · Module 3

Dos, épaules & Backbend

50 questions sur l’ensemble du module · à refaire autant de fois que vous le souhaitez

Avant de commencer

• Consolider vos connaissances sur les 8 chapitres du module
• Identifier les points à revoir avant la certification
• Comptez environ 30 à 40 minutes

À la fin, vous verrez votre score, la correction et l’explication de chaque réponse.

Commencer le quiz

Le quiz s’ouvre dans un nouvel onglet. Vous pouvez aussi répondre directement ci-dessous :

🎓 Examen final · Module 4

Validation des acquis

Jambes, hanches & bassin · 60 questions de validation des acquis

Avant de commencer

• À réaliser une fois les chapitres du module terminés.
• Prévoyez un moment calme, sans interruption.
• Une seule tentative est possible : relisez vos réponses avant d’envoyer.

Accéder à l’examen final

L’examen s’ouvre dans un nouvel onglet. Une connexion à votre compte Google vous sera demandée.

Pratique