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Quiz final de certification

Certification

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04

Module 4 — Jambes, hanches & bassin

Développer la souplesse du bas du corps tout en améliorant le placement, la stabilité et le contrôle du bassin

La souplesse du bas du corps ne se mesure pas seulement à la profondeur d’un écart. C’est une compétence à trois axes : mobilité articulaire, force musculaire et contrôle neuromusculaire. Dans cette zone, il est facile de « tricher » : bassin qui s’enroule, hanche qui s’ouvre, genou qui tourne. On descend plus bas, mais la zone visée ne travaille plus.

Ce module vous apprend à comprendre l’anatomie des hanches et du bassin, à placer correctement le bassin dans chaque écart, à associer étirement et renforcement, puis à construire une progression sûre et durable pour vos élèves.

À la fin du module, vous serez capable de
  • Distinguer une vraie amplitude d’une fausse amplitude et en repérer les signes.
  • Reconnaître et contrôler l’antéversion, la rétroversion et la position neutre du bassin.
  • Expliquer le rôle des ischio-jambiers, des adducteurs et des quadriceps dans les écarts.
  • Placer le bassin, les jambes et le buste dans l’écart facial, le pancake et l’écart antéro-postérieur.
  • Construire une progression par niveaux qui associe souplesse passive et souplesse active.

Les 8 chapitres du module

01
Comprendre la souplesse du bas du corpsLes trois axes de la souplesse, la vraie et la fausse amplitude, et les règles fondamentales.
02
Anatomie des hanches et du bassinLes repères osseux, les mouvements de la hanche et les positions du bassin : antéversion, rétroversion, neutre.
03
Ischio-jambiers, adducteurs et quadricepsLes muscles qui limitent ou permettent l’amplitude, et pourquoi associer étirement et renforcement.
04
Ouverture des hanches et rotationsUne hanche mobile et contrôlée dans toutes ses directions : 90/90, papillon actif, cercles de hanche.
05
Les écartsÉcart facial, pancake et écart antéro-postérieur : placement du bassin, des jambes et du buste.
06
Pancake et écart facial : analyseDeux positions qui se ressemblent mais suivent deux logiques mécaniques différentes.
07
Renforcement et souplesse activeLa force comme condition d’une souplesse durable, le contracté-relâché et l’over split contrôlé.
08
Placement, progression et conclusionLes repères d’alignement, les niveaux de progression, leurs critères de passage et la séance type.
Comment travailler ce module
  • Lisez les chapitres dans l’ordre : chacun s’appuie sur le précédent.
  • À la fin de chaque chapitre, un quiz de 8 à 10 questions vous permet de vérifier vos acquis.
  • Dans les Ressources : le module complet en PDF et les supports complémentaires du module.
  • Une fois les 8 chapitres terminés, passez le quiz final de validation des acquis.
Le fil rouge du module

L’amplitude ne doit jamais dépasser la qualité du placement : progression lente, progression durable.

Ce support est un document pédagogique. Il ne constitue ni un diagnostic ni une prescription médicale.

Contenu pédagogique

01

Comprendre la souplesse du bas du corps

Pourquoi viser une souplesse fonctionnelle plutôt qu’une simple amplitude ?

Télécharger le chapitre 1 en PDF

Intention pédagogique

Ce module a pour objectif de développer une souplesse du bas du corps complète, intelligente et maîtrisée. Il ne s’agit pas uniquement d’atteindre des amplitudes importantes, comme les écarts, mais de construire une capacité à :

  • comprendre son corps ;
  • contrôler ses amplitudes ;
  • optimiser son placement ;
  • évoluer sans douleur.

Une compétence à trois axes

La souplesse est abordée ici comme une compétence globale qui repose sur trois axes indissociables.

AxeCe que cela signifieCe que l’on observe
Mobilité articulaireL’amplitude que la hanche, le bassin et les genoux peuvent parcourir.L’élève peut atteindre la position, même avec aide.
Force musculaireLa capacité à produire et à tenir un effort dans cette amplitude.L’élève peut tenir la position sans s’effondrer.
Contrôle neuromusculaireLa précision avec laquelle le système nerveux organise le mouvement.L’élève entre, tient et sort avec maîtrise, sans compensation.

Amplitude visible et amplitude maîtrisée

Dans le bas du corps, il est très facile de « gagner » des centimètres en trichant : bassin qui s’enroule, hanche qui s’ouvre sur le côté, genou qui tourne, dos qui s’arrondit. L’écart paraît plus bas, mais la zone visée ne travaille plus. C’est ce que l’on appelle la fausse amplitude.

Vraie amplitudeFausse amplitude
Bassin placé (neutre ou en antéversion selon l’exercice).Bassin enroulé ou basculé pour descendre plus bas.
Sensation dans le muscle visé (ischio-jambiers, adducteurs, psoas).Sensation dans le genou ou le bas du dos.
Jambes légèrement actives, sortie contrôlée.Relâchement total, sortie difficile ou avec les mains.
Respiration fluide.Apnée, crispation du visage ou des épaules.

Les règles fondamentales

RèglePourquoi
Échauffement obligatoireDes tissus chauds et un système nerveux préparé tolèrent mieux la mise en tension.
Respiration contrôléeLe souffle est un indicateur : s’il se bloque, l’intensité est trop élevée.
RèglePourquoi
Zéro douleur viveUne douleur vive, un pincement ou une décharge imposent d’arrêter.
RégularitéPlusieurs séances modérées par semaine valent mieux qu’une séance intense isolée.

Ce que dit la recherche sur les étirements

Les grandes synthèses scientifiques récentes permettent de poser des bases solides pour le travail du bas du corps.

QuestionCe que montrent les étudesConséquence pour la pratique
Les étirements statiques sont-ils efficaces ?Une méta-analyse regroupant 189 études et plus de 6 600 adultes montre un effet modéré après une séance et un effet important après plusieurs semaines de pratique [1].Oui : une pratique régulière d’étirements améliore réellement la souplesse.
Faut-il s’étirer longtemps ?Dans cette même analyse, le bénéfice moyen n’augmente plus au-delà d’environ 4 minutes d’étirement par séance et 10 minutes par semaine pour un même groupe musculaire [1].Mieux vaut répartir des étirements modérés sur la semaine que multiplier les séances très longues.
Qui progresse le plus ?Les personnes les moins souples au départ progressent davantage ; l’intensité, l’âge, le sexe et le niveau d’entraînement n’ont pas modifié l’effet moyen [1].Un débutant peut progresser vite ; inutile de chercher une intensité douloureuse.
QuestionCe que montrent les étudesConséquence pour la pratique
Pourquoi l’amplitude augmente-t- elle ?Une seconde méta-analyse (65 études) montre surtout une meilleure tolérance à l’étirement et une légère baisse de la raideur ; la longueur des fascicules musculaires ne change pas de façon significative [2].Les premiers progrès viennent surtout du système nerveux et de la tolérance : d’où l’importance du contrôle et de la régularité.
Le renforcement peut-il remplacer l’étirement ?Le renforcement musculaire améliore aussi l’amplitude, avec des gains comparables à ceux des étirements dans les études comparatives [3][4].Associer étirement et renforcement en amplitude donne une souplesse plus stable et plus utilisable.

Avant de commencer, un bilan simple permet de repérer la zone qui limite le plus et d’orienter le travail. On refait ce bilan toutes les 4 à 6 semaines pour mesurer les progrès.

TestComment faireCe qu’il indique
1. Flexion avant assise dos longAssise sur les ischions, jambes tendues ; basculer vers l’avant depuis les hanches en gardant le dos long.La mobilité en flexion de hanche et la souplesse des ischio-jambiers, sans l’aide du dos.
2. Test de Thomas modifiéAssise au bord d’un banc, s’allonger en tenant un genou contre la poitrine ; laisser l’autre jambe pendre.Cuisse qui remonte : psoas limité. Genou qui se tend : droit fémoral limité.
3. Papillon allongéSur le dos, plantes de pieds jointes ; laisser les genoux s’ouvrir sans forcer et mesurer la distance genou-sol.L’ouverture en rotation externe et la souplesse des adducteurs.
4. Position 90/90Assise en 90/90 ; observer si les deux fesses restent au sol et si le buste peut rester droit.L’équilibre entre rotation interne et rotation externe, à droite et à gauche.
5. Jambe active / jambe passiveMonter la jambe tendue devant sans les mains, puis avec les mains ; comparer les deux hauteurs.L’écart entre souplesse active et passive : ce qu’il reste à contrôler.
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Quiz — Partie 1

Comprendre la souplesse du bas du corps · révisez puis testez-vous

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02

Anatomie des hanches et du bassin

Comment le bassin et l’articulation de la hanche organisent-ils le mouvement ?

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Le bassin : centre de contrôle de la souplesse

Le bassin constitue le point central de toute la mécanique du bas du corps. Il agit comme une interface entre la colonne vertébrale et les membres inférieurs. Sa position influence directement la qualité du mouvement, l’efficacité des étirements et le niveau de contrainte appliqué aux structures.

Lorsque le bassin est mal géré, le corps compense : un dos qui s’arrondit, des hanches qui se désalignent, ou une perte de tension utile dans les muscles ciblés. À long terme, cela diminue l’efficacité du travail et augmente le risque de blessure.

Les os du bassin

Planche 1 — Le bassin et l’articulation de la hanche (repères osseux)
StructureDescriptionRepère utile en cours
Os iliaques (os coxaux)Deux grands os qui forment les côtés et l’avant du bassin.Les « os de la hanche » que l’on sent sous les mains posées sur les hanches.
SacrumOs triangulaire qui relie le bassin à la colonne vertébrale.La zone plate au bas du dos, entre les deux fossettes.

Crête iliaque

Anatomie des hanches et du bassin

Eias

Sacrum Base anatomique : Gray’s Anatomy, 1918, fig. 241 (domaine public) ; rendu colorisé et annotations ajoutées.

StructureDescriptionRepère utile en cours
EIAS (épines iliaques antéro-supérieures)Les pointes osseuses à l’avant du bassin.Elles servent à vérifier l’orientation du bassin : de face, elles doivent être à la même hauteur.
EIPS (épines iliaques postéro-supérieures)Les repères osseux à l’arrière du bassin.Les deux fossettes au-dessus des fesses.
IschionsLes os sur lesquels on s’assoit.Assis, l’élève doit sentir qu’il est posé sur les ischions, pas sur le sacrum.
Symphyse pubienneArticulation à l’avant du bassin, entre les deux os iliaques.Avec les EIAS, elle définit le « plan » du bassin.

L’articulation de la hanche

La hanche (articulation coxo-fémorale) relie la tête du fémur à une cavité du bassin, l’acétabulum. C’est une articulation sphérique, très stable, entourée d’une capsule épaisse et de ligaments puissants. Cette stabilité est une force, mais elle explique aussi pourquoi la forme des os fixe certaines limites d’amplitude.

MouvementDéfinitionAmplitude indicative*Exemple en souplesse
FlexionLa cuisse se rapproche du ventre.environ 120°Pancake, jambe tendue devant.
ExtensionLa cuisse part vers l’arrière.environ 10 à 20°Jambe arrière du petit écart.
AbductionLa jambe s’écarte sur le côté.environ 40 à 45°Écart facial, middle split.
AdductionLa jambe se rapproche de l’axe du corps.environ 30°Croisé de jambe.
Rotation externeLe genou tourne vers l’extérieur.environ 40 à 50°Papillon, ouverture des hanches.
DéfinitionExemple en souplesse
Le genou tourne versPosition 90/90, jambe
l’intérieur.arrière.

* Valeurs moyennes de référence, très variables selon les personnes. Elles servent à comprendre, pas à évaluer un élève.

Les mouvements du bassin

On parle souvent, à tort, de « cambrer ». En réalité, il s’agit principalement de la bascule du bassin. Trois positions sont à connaître.

Anatomie des hanches et du bassin

Schéma 1 — Rétroversion, position neutre et antéversion du bassin (vue de profil)

L’antéversion (clé de progression)

  • Inclinaison du bassin vers l’avant ;
  • légère lordose lombaire ;
  • mise en tension optimale des ischio-jambiers ;
  • ouverture facilitée des hanches dans les flexions.

Cette position peut faciliter certaines flexions de hanche, selon la personne et le mouvement : pancake, flexion avant ou jambe tendue devant.

La rétroversion (limitation et compensation)

  • Bassin enroulé vers l’arrière ;
  • dos arrondi ;
  • perte de tension utile ;
  • blocage de l’amplitude.

Elle est souvent utilisée inconsciemment pour « tricher » l’amplitude : l’élève a l’impression de descendre, mais le travail part dans le dos.

La position neutre

Les EIAS et la symphyse pubienne sont à peu près dans le même plan vertical. Les courbures naturelles du dos sont respectées. C’est la position de référence, notamment pour l’écart facial.

Anatomie des hanches et du bassin

Bassin en position neutre : bas du dos neutre, coccyx relevé, le devant des os de la hanche regarde le sol

E1 - Trouver les positions du bassin

Anatomie des hanches et du bassin

Objectif

Identifier l’antéversion, la rétroversion et retrouver une position neutre contrôlée.

MATÉRIELAucun matériel. Un miroir peut aider.
MISE EN PLACEDebout, pieds largeur de bassin, genoux souples. Posez les mains sur les crêtes iliaques et gardez le regard horizontal.

Exécution

  1. Basculez lentement le bassin vers l’avant sans pousser les côtes.
  2. Enroulez ensuite doucement le bassin vers l’arrière.
  3. Réduisez l’amplitude et trouvez le milieu : votre neutre confortable.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Inspirez au centre, expirez pendant chaque bascule. Ne6 à 8 cycles lents · 1 à 2 séries.

bloquez pas la respiration.

ERREURS ÀBouger surtout les genoux ou la poitrine ; creuser fortement les lombaires ; serrer la mâchoire.

Éviter

VIGILANCELe mouvement doit rester petit, fluide et indolore.

Zoom sur l’os iliaque (os coxal)

Chaque moitié du bassin est formée d’un seul grand os, l’os iliaque ou os coxal. Chez l’enfant, il est composé de trois os distincts qui se soudent à l’adolescence au niveau de l’acétabulum, la cavité qui reçoit la tête du fémur. On distingue donc toujours trois parties.

PartieSituation et repèresMuscles qui s’y attachentUtilité en cours
IliumPartie haute et large, en forme d’aile ; crête iliaque, EIAS, EIPS.Abdominaux et carré des lombes (crête), muscle iliaque (face interne), fessiers (face externe), sartorius et tenseur du fascia lata (EIAS), droit fémoral (sous l’EIAS).Les EIAS et les EIPS permettent de lire l’orientation du bassin.
IschionPartie basse et arrière ; tubérosité ischiatique.Ischio-jambiers et une partie du grand adducteur.« Assise sur les ischions » : le point de départ du pancake et de la flexion avant.
PubisPartie avant ; les deux pubis se rejoignent à la symphyse pubienne.Adducteurs (long, court), gracile, pectiné.Zone sollicitée dans l’écart facial : une gêne à l’aine se situe souvent ici.

Trois articulations autour de l’os iliaque

ArticulationEntreCe qu’il faut retenir
Coxo-fémorale (hanche)L’acétabulum et la tête du fémur.Très mobile et très stable : c’est elle qui travaille dans tous les écarts.
Sacro-iliaqueL’arrière de l’ilium et le sacrum.Très peu mobile, tenue par des ligaments puissants ; elle transmet le poids du tronc vers les jambes.
Symphyse pubienneLes deux pubis, à l’avant.Articulation fibro-cartilagineuse qui ne bouge presque pas ; elle ferme l’anneau du bassin.
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Quiz — Partie 2

Anatomie des hanches et du bassin · révisez puis testez-vous

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03

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps

Quels muscles limitent ou permettent l’amplitude, et comment les travailler ?

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Les grands groupes musculaires

Chaque écart sollicite des muscles différents. Les connaître permet de savoir où doit se trouver la sensation et de repérer immédiatement une compensation.

GroupeSituationActions principalesMis en tension dans
Ischio-jambiers (biceps fémoral, semi-tendineux, semi-membraneux)Arrière de la cuisse, de l’ischion au genou.Fléchissent le genou et étendent la hanche.Pancake, flexion avant, jambe avant du petit écart.
Adducteurs (long, court et grand adducteurs, pectiné, gracile)Intérieur de la cuisse.Rapprochent la jambe de l’axe du corps ; stabilisent le bassin.Écart facial, papillon, pancake.
Quadriceps (dont le droit fémoral)Avant de la cuisse.Étendent le genou ; le droit fémoral fléchit aussi la hanche.Jambe arrière du petit écart, fente basse genou plié.
Psoas-iliaqueProfond, de la colonne lombaire et du bassin au fémur.Principal fléchisseur de la hanche.Jambe arrière du petit écart, fente basse.
GroupeSituationActions principalesMis en tension dans
Fessiers (grand, moyen, petit)Arrière et côté du bassin.Extension, abduction et rotations de la hanche.Postures de pigeon, rotations internes et externes.
Rotateurs profonds (dont le piriforme)Sous le grand fessier.Rotation externe de la hanche.Pigeon, position 90/90.
Planche 2 — La face avant de la cuisse et de la hanche
Planche 3 — La face arrière de la cuisse (ischio-jambiers)
Planche 4 — Les adducteurs

Les ischio-jambiers

Les ischio-jambiers s’attachent sur l’ischion. Quand le bassin part en antéversion, l’ischion recule et monte : le muscle est mis en tension efficacement. En rétroversion, l’ischion se rapproche du genou et la tension diminue, même si l’élève descend plus bas en arrondissant le dos.

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps

Schéma 2 — Dans une flexion avant, la bascule vient des hanches (à gauche) et non du dos (à droite)

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps

Les quatre chefs du quadriceps

Droit fémoralAu centre, en surface. En rouge sur la planche.
Vaste latéralCôté extérieur de la cuisse.
Vaste médialCôté intérieur, au-dessus du genou.
VasteSous le droit fémoral : non
intermédiairevisible ici.

À lire avec les couches anatomiques Le droit fémoral est le seul chef qui traverse la hanche et le genou ; les vastes ne traversent que le genou.

C’est pourquoi il s’étire surtout quand la hanche est en extension et le genou plié : jambe arrière du petit écart, fente basse avec pied tenu.

Sur cette vue, les organes de l’abdomen sont retirés : on aperçoit le grand psoas et l’iliaque, muscles profonds détaillés sur la planche 2 bis.

Repères voisins Sartorius, tenseur du fascia lata et adducteurs (long, grand adducteur, gracile, pectiné) entourent le quadriceps : on les retrouve dans l’ouverture des hanches et l’écart facial.

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps
Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps

Grand fessier

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps
Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps
Dans l’écart facialLe pubis, carrefour de l’aine
Les adducteurs s’allongent quand les jambesAdducteurs et abdominaux tirent sur le même os,
s’écartent et participent au contrôle.en sens opposés. C’est pourquoi on renforce les adducteurs plutôt que de forcer l’ouverture :

Pectiné et court adducteur sont hauts et explications page suivante.

profonds ; le grand adducteur est le plus volumineux ; le gracile, le plus long, traverse aussi le genou.

Pourquoi renforcer les adducteurs ? Le pubis, carrefour de l’aine

Le pubis est un point de rencontre. Sous lui, s’attachent les adducteurs : long et court adducteurs, pectiné, gracile et une partie du grand adducteur. Au-dessus, s’attache le muscle droit de l’abdomen, et les autres abdominaux s’y relient par le ligament inguinal. Ces deux groupes tirent sur le même os en sens opposés : vers le bas et l’intérieur de la cuisse pour les adducteurs, vers le haut pour les abdominaux. Au milieu, la symphyse pubienne relie les deux pubis.

Dans l’écart facial, les adducteurs s’allongent et leur tension se transmet jusqu’à leur attache sur le pubis. Plus on approche de la fin d’amplitude, plus cette zone est sollicitée. C’est d’ailleurs près du pubis, à la jonction entre le muscle et le tendon du long adducteur, que se situent la plupart des blessures de l’aine chez les sportifs.

Ce que le renforcement apporte

RôlePourquoi c’est important pour l’aine et le pubis
Absorber la tensionUn muscle fort encaisse mieux la mise en tension en grande amplitude : la contrainte se répartit dans le muscle au lieu de se concentrer sur l’attache pubienne.
Équilibrer le bassinAdducteurs et abdominaux se font face sur le pubis. Si les adducteurs sont faibles, cet équilibre est moins bien assuré et la symphyse pubienne travaille davantage.
Freiner la descenteEn descendant dans l’écart, les adducteurs freinent l’ouverture (travail excentrique). Sans force, la descente « tombe » et l’aine encaisse le choc.
Sortir de l’écartRemonter en ramenant les jambes demande une contraction des adducteurs en position longue : c’est le moment le plus exigeant pour eux, et souvent celui où l’aine « tire ».

Comment progresser

On avance du plus simple au plus exigeant, sans douleur à l’aine : isométrique (serrer un ballon entre les genoux, pont avec ballon), puis adduction allongée sur le côté, puis Copenhague en levier court (genou posé sur un banc), et enfin en levier long (pied sur le banc). En parallèle, on renforce en grande amplitude : fente latérale, transferts lents d’un côté à l’autre, remontée active depuis l’écart facial.

Muscle ou nerf ? Reconnaître la tension nerveuse

Dans les flexions avant et le pancake, une partie de la sensation ne vient pas du muscle mais du nerf sciatique, qui descend à l’arrière de la cuisse jusqu’au pied. Le nerf supporte mal d’être étiré longtemps : il faut savoir faire la différence.

Sensation musculaireSensation nerveuse
TypeTiraillement diffus, qui diminue avec la respiration.Brûlure, fourmillements, décharge ou sensation « électrique ».
LocalisationMilieu de l’arrière de la cuisse.Derrière le genou, dans le mollet ou sous le pied, parfois dans la fesse.
Test simpleNe change pas beaucoup si l’on bouge la tête ou la cheville.Augmente si l’on baisse le menton ou si l’on ramène les orteils vers soi ; diminue quand on relâche.
Conduite à tenirContinuer à intensité modérée.Plier légèrement les genoux, relâcher la tête et les chevilles, réduire l’amplitude ; ne pas tenir la position.

Les adducteurs

Les adducteurs sont nombreux et ne réagissent pas tous de la même façon : certains sont plus sollicités genou tendu (gracile), d’autres genou plié ou en flexion de hanche (grand adducteur). Varier les positions (écart facial, papillon, pancake, adducteurs en fente latérale) permet de les travailler tous.

Les quadriceps et le psoas

Dans le petit écart, la jambe arrière doit aller en extension de hanche. Si le psoas ou le droit fémoral manquent de souplesse, le bassin est tiré vers l’avant et la hanche arrière s’ouvre sur le côté. Cette limitation peut impliquer les fléchisseurs de hanche, le contrôle du bassin ou d’autres facteurs : elle varie selon la personne et le mouvement.

Étirer et renforcer ensemble

GroupeÉtirement conseilléRenforcement conseillé
Ischio- jambiersFlexion avant assise en antéversion, jambe tendue au mur.Pont sur une jambe, bascule de bassin debout (good morning sans charge).
AdducteursÉcart facial assisté, papillon, fente latérale.Adduction allongée sur le côté, pont adducteurs avec ballon entre les genoux.
Psoas / quadricepsFente basse active, étirement du quadriceps couché sur le côté.Levés de jambe actifs, relevés de genou en position assise.

E5 - Fente basse active

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps

Objectif

Mobiliser l’avant de hanche tout en activant le fessier de la jambe arrière.

MATÉRIELTapis épais ou coussin sous le genou ; blocs facultatifs.
MISE EN PLACEUn genou au sol, pied avant sous ou légèrement devant le genou. Bassin face à l’avant.

Exécution

  1. Faites une légère rétroversion du bassin.
  2. Contractez le fessier de la jambe arrière puis grandissez le buste.
  3. Avancez très légèrement le bassin ; ajoutez les bras au-dessus de la tête si vous restez stable.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Expirez pour placer le bassin ; respirez ensuite calmement dans la position.20 à 30 secondes ou 5 respirations · 2 passages de chaque côté.
ERREURS ÀCambrer pour aller plus loin ; genou avant qui s’effondre vers l’intérieur ; bassin qui s’ouvre.

Éviter

VIGILANCEProtégez le genou arrière et restez dans une sensation d’étirement modérée.

Ce que dit la recherche

Ischio-jambiers

Adducteurs

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Quiz — Partie 3

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps · révisez puis testez-vous

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04

Ouverture des hanches et rotations

Comment développer une hanche mobile et contrôlée dans toutes ses directions ?

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Une hanche mobile est une hanche contrôlée

Une hanche mobile n’est pas seulement une hanche qui s’ouvre : c’est une hanche contrôlée dans toutes ses directions. Les rotations sont souvent négligées, alors qu’elles conditionnent la qualité des écarts et la santé du bas du dos.

CapacitéRôleOù la retrouve-t-on ?
Rotation externe (ouverture)Ouvre la hanche, oriente le genou vers l’extérieur.Papillon, pigeon, écart facial, positions « en dehors » de la danse.
Rotation interne (stabilisation)Stabilise la hanche et permet de garder le bassin de face.Jambe arrière du petit écart, position 90/90, marche et course.
Planche 5 — Les fessiers et les rotateurs de la hanche

Enjeu biomécanique

Une limitation de mobilité des hanches entraîne :

  • des compensations lombaires : le bas du dos tourne ou se cambre à la place de la hanche ;
  • une perte de qualité dans les écarts : bassin qui tourne, genou qui s’oriente mal ;
  • des contraintes sur le genou, qui tourne à la place de la hanche.
Ouverture des hanches et rotations

Grand fessier

Moyen fessier

Piriforme

Rotateurs profonds

Ischio-jambiers

EXPLORER LE MOUVEMENTTENIR SANS APPUI
Ouverture des hanches et rotations

Rotateurs profonds

Mobilité : explorer la rotationContrôle : maintenir la position
Le fémur change d’orientation dans la hanche.Le fessier et les rotateurs profonds
La main au sol aide à gérer l’amplitude.aident à organiser la hanche. Les mains
Observer si le bassin suit le mouvement,quittent le sol seulement si le bassin
sans chercher à forcer le genou.et la respiration restent stables.

Hanche ouverte ou hanche fermée

Dans le petit écart et dans les levés de jambe, la question clé est : le bassin reste-t-il de face ? Quand la hanche de la jambe qui travaille s’ouvre sur le côté, l’amplitude semble plus grande, mais ce n’est plus le même mouvement ni les mêmes muscles.

Ouverture des hanches et rotations

Hanche ouverte (à gauche, à éviter) et hanche fermée, bassin aligné (à droite)

Ouverture des hanches et rotations

Levé de jambe arrière : bassin qui s’ouvre (à gauche) et placement aligné (à droite)

Exercices de mobilité des hanches

E7 - Rotations contrôlées de hanche

Ouverture des hanches et rotations

Objectif

Explorer activement l’amplitude de la hanche sans compensation du bassin.

MATÉRIELMur, barre ou dossier stable pour un appui léger.
MISE EN PLACEDebout, posture haute, bassin de face. Tenez le support sans vous suspendre.

Exécution

  1. Montez un genou devant vous sans incliner le buste.
  2. Ouvrez le genou sur le côté, puis tournez la cuisse vers l’arrière.
  3. Ramenez lentement la jambe au point de départ et inversez le trajet.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Respiration continue ; expirez sur les zones les plus difficiles.3 à 5 cercles très lents dans chaque sens et de chaque côté.
ERREURS ÀFaire un grand cercle avec le bassin ; accélérer ; tourner le pied sans contrôler la cuisse.

Éviter

VIGILANCEChoisissez une amplitude qui permet au bassin de rester presque immobile.

E8 - Position 90/90

Ouverture des hanches et rotations

Objectif

Travailler les rotations interne et externe des hanches dans une position stable.

MATÉRIELTapis ; coussin sous le bassin si besoin.
MISE EN PLACEAssise, jambe avant et jambe arrière pliées approximativement à 90°. Répartissez le poids sur les deux fesses.

Exécution

  1. Allongez la colonne et gardez le bassin lourd.
  2. Inclinez le buste au-dessus du tibia avant sans vous effondrer.
  3. Revenez avec le contrôle des hanches ; changez de côté.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Inspirez pour vous grandir ; expirez pendant l’inclinaison.5 à 8 respirations ou 5 passages lents de chaque côté.
ERREURS ÀForcer les genoux au sol ; arrondir fortement le dos ; décoller la fesse opposée.

Éviter

VIGILANCEPlacez un support sous le genou ou le bassin si une hanche pince.

E9 - Papillon actif

Ouverture des hanches et rotations

Objectif

Renforcer le contrôle des hanches et des adducteurs dans la position papillon.

MATÉRIELTapis ; coussin facultatif.
MISE EN PLACEAssise, plantes de pieds ensemble, dos long. Les mains restent au sol derrière ou à côté du bassin.

Exécution

  1. Sans pousser avec les mains, laissez les genoux descendre dans une amplitude confortable.
  2. Soulevez activement les genoux de quelques centimètres.
  3. Redescendez lentement en freinant le mouvement.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Expirez pendant l’effort de remontée ; inspirez au retour8 à 12 répétitions lentes · 2 séries.

contrôlé.

ERREURS ÀAppuyer sur les genoux ; rebondir ; arrondir le dos ; rapprocher les pieds trop près au prix d’une gêne.

Éviter

VIGILANCEAucune douleur sur la face interne du genou ou dans l’aine.

Ce que dit la recherche sur l’ouverture et les rotations

Les rotations de hanche dépendent fortement de la forme des os, bien plus que les flexions ou les extensions.

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Quiz — Partie 4

Ouverture des hanches et rotations · révisez puis testez-vous

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05

Les écarts facial et latéral

Comment placer le bassin, les jambes et le buste dans chaque écart ?

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Comprendre avant d’exécuter

Les écarts sont souvent perçus comme un objectif en soi. Pourtant, ils ne sont que la conséquence visible d’un travail bien construit. Les aborder sans compréhension mène généralement à des blocages ou à des compensations.

Les écarts facial et latéral
Écart facialPancakeÉcart antéro-postérieur
Adducteurs sur la faceAdducteurs + arrièreIschios devant ; fléchisseurs
interne des cuisses.des cuisses.de hanche derrière.

Écart facial, pancake et petit écart : trois formes, trois logiques de placement

Nom en françaisAutre nomPrincipeTravail dominant
Grand écart facialMiddle splitLes jambes s’ouvrent sur les côtés, le buste reste face à l’avant.Adducteurs, capsule de la hanche.
Grand écart latéral (antéro- postérieur)Front split, petit écartUne jambe devant, une jambe derrière.Ischio-jambiers (jambe avant), psoas et quadriceps (jambe arrière).
Écrasement facialPancakeJambes écartées, le buste descend vers l’avant.Ischio-jambiers, adducteurs, flexion de hanche.
PRINCIPE Dans tous les cas, l’amplitude ne doit jamais dépasser la qualité du placement. Aller plus bas sans contrôle n’est pas un progrès, mais une perte d’efficacité.
MouvementBon placementMauvais placement
PancakeAntéversion : la bascule part des hanches.Dos rond, bassin enroulé.
Écart facialBassin neutre ou légèrement en antéversion.Rétroversion qui ferme les hanches.
Petit écartBassin aligné, les deux hanches de face.Hanche arrière ouverte sur le côté.
Planche 6 — Ce qui travaille dans chaque écart

Le grand écart facial (middle split)

Dans cette position, les hanches, les genoux et les chevilles sont alignés pour former une ligne droite et équilibrée. Le bassin reste neutre ou légèrement en antéversion, afin de permettre une ouverture optimale des hanches sans compensation. Le mouvement repose sur une abduction pure : une ouverture des jambes sur le côté, sans rotation ni bascule excessive du bassin.

Écart facial avancé, pieds surélevés sur des blocs : une variante qui demande une amplitude déjà acquise et un bassin bien placé.
Écart facial avancé, pieds surélevés sur des blocs : une variante qui demande une amplitude déjà acquise et un bassin bien placé.
Les écarts facial et latéral
Les écarts facial et latéral
Les écarts facial et latéral

Pieds et genoux

Les genoux restent orientés dans l’axe des pieds, afin d’éviter toute contrainte inutile sur l’articulation. Les pieds peuvent être légèrement tournés vers le plafond ou vers l’avant pour protéger les genoux, ou en position neutre selon la morphologie. Un mauvais alignement crée des tensions dans les genoux plutôt que dans les adducteurs.

Sensations recherchées : à l’intérieur des cuisses (adducteurs) et au niveau des hanches. Une tension dans les genoux ou le bas du dos indique généralement un problème de placement.

Protéger le genou et la cheville

Dans les écarts, le genou est souvent la première articulation à souffrir, car il subit ce que la hanche ne fait pas. La cheville et le pied, eux, peuvent être tordus sans que l’élève le remarque.

SituationCe qui se passeConsigne
Genou avant verrouillé (petit écart)Le genou part en hyperextension, surtout chez les élèves hypermobiles.Garder une micro-flexion ou un quadriceps légèrement actif ; placer un coussin sous le talon ou sous la cuisse.
Genou qui tourne (écart facial)La hanche ne s’ouvre plus, le genou tourne à sa place : tension à l’intérieur du genou.Genoux et orteils dans le même axe, vers le plafond ou légèrement vers l’avant ; réduire l’ouverture.
Genou arrière écrasé (petit écart)Appui direct de la rotule sur le sol dur.Coussin ou tapis plié sous le genou ; appui sur le dessus de la cuisse plutôt que sur la rotule.
SituationCe qui se passeConsigne
Pied arrière torduLe pied se couche sur le côté, la cheville tourne.Dessus du pied à plat, orteils alignés avec le genou.

« Ça brûle dans le genou » : comprendre la sensation

C’est l’une des remarques que les élèves font le plus souvent dans les écarts : une sensation de chaleur, de brûlure ou de tiraillement localisé dans le genou, parfois plus marquée que l’étirement du muscle lui-même. Elle apparaît surtout en fin d’amplitude, jambes tendues, et augmente quand la position est tenue longtemps.

Le genou est entouré d’une capsule articulaire, une enveloppe fibreuse qui ferme l’articulation, renforcée par des ligaments : le ligament collatéral interne sur la face intérieure, la capsule et les ligaments postérieurs à l’arrière. Autour passent aussi les tendons des ischio-jambiers et des muscles de la « patte d’oie », sur la face interne. Quand le muscle a atteint sa limite, ou quand la hanche ne s’ouvre plus, c’est vers ces structures que la tension se reporte.

Les écarts facial et latéral

Le genou vu de profil (côté externe) : capsule, ligaments, ménisque et tendons entourent l’articulation. Le ligament collatéral interne, souvent concerné dans l’écart facial, se trouve sur la face opposée.

Ces tissus sont riches en récepteurs sensibles à l’étirement et à la pression : ils informent le système nerveux très précisément, ce qui explique une sensation vive, localisée, souvent décrite comme une « brûlure ». À la différence du muscle, ils s’adaptent lentement et servent avant tout à stabiliser l’articulation : on ne cherche pas à les assouplir.

Où ça brûleSituation typiqueStructures en tensionQue faire
Arrière du genou (jambe avant)Petit écart, pancake, flexion avant jambes tendues.Capsule et ligaments postérieurs, tendons des ischio-jambiers ; parfois le nerf.Micro-flexion, quadriceps actif, genou non verrouillé ; réduire l’amplitude.
Intérieur du genouÉcart facial, pancake large.Ligament collatéral interne, capsule interne, tendons de la patte d’oie.Genoux et orteils vers le plafond, ouverture réduite, genoux légèrement fléchis.
Avant du genou (jambe arrière)Petit écart, fente basse.Appui et pression sur la rotule et l’avant de l’articulation.Coussin ou tapis plié ; appui sur le dessus de la cuisse.
Étirement musculaireSensation articulaire ou ligamentaire
OùDiffuse, dans le corps du muscle (milieu de la cuisse).Localisée, dans le genou ou juste autour, souvent montrée du doigt.
ÉvolutionDiminue progressivement en restant dans la position.Reste stable ou augmente avec le temps de maintien.
RéponseOn respire, on reste ou on avance doucement.On réajuste : on plie un peu, on réaligne, on remonte.

Le grand écart latéral (front split, petit écart)

Il sollicite principalement les ischio-jambiers de la jambe avant et les fléchisseurs de hanche de la jambe arrière, notamment le psoas. Le bassin reste aligné et orienté vers l’avant, les deux hanches face à la même direction. Ce mouvement repose sur un contrôle bilatéral : l’allongement de la chaîne postérieure à l’avant et l’ouverture de la chaîne antérieure à l’arrière.

Grand écart latéral avec un bloc sous la jambe avant et ouverture du haut du corps : le bloc permet de doser la descente sans forcer.
Grand écart latéral avec un bloc sous la jambe avant et ouverture du haut du corps : le bloc permet de doser la descente sans forcer.

Extension de hanche et carré des lombes

Le petit écart dépend beaucoup de la capacité de la jambe arrière à aller en extension de hanche. Lorsque ce n’est pas possible, le corps compense : le carré des lombes, muscle du bas du dos, s’active pour stabiliser et « tirer » le buste, ce qui provoque une inclinaison du buste et des tensions lombaires.

JambeEngagementRôle
Jambe avantQuadriceps légèrement actif, genou non verrouillé.Protège le genou avant.
Jambe arrièreFessier contracté, genou et pied dans l’axe.Stabilise l’extension de hanche et garde le bassin de face.
BusteLégèrement incliné vers l’avant (débutant) ou redressé (avancé).Ne doit jamais compenser un manque de mobilité.

Sensations recherchées : à l’arrière de la jambe avant (ischio-jambiers) et à l’avant de la hanche arrière (psoas). Tension dans le genou ou le bas du dos : problème de placement.

Ce que dit la recherche sur les écarts

E11 - Petit écart assisté sur blocs

Les écarts facial et latéral

Objectif

Approcher progressivement le grand écart antéro-postérieur avec un appui solide.

MATÉRIELDeux blocs et un tapis confortable.
MISE EN PLACEDepuis une fente basse, placez un bloc sous chaque main. Gardez les hanches orientées vers l’avant.

Exécution

  1. Reculez doucement le bassin et allongez la jambe avant.
  2. Faites glisser les pieds seulement si vous gardez du poids dans les mains.
  3. Pour sortir, appuyez sur les blocs et repliez les jambes avant de vous relever.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Respirez régulièrement ; relâchez légèrement à chaque3 à 5 respirations · 2 passages de chaque côté.

expiration sans pousser.

ERREURS ÀChercher le sol à tout prix ; ouvrir la hanche arrière ; verrouiller douloureusement le genou avant.

Éviter

VIGILANCECe n’est pas un test de souplesse. Restez loin de toute douleur vive.
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Quiz — Partie 5

Les écarts facial et antéro-postérieur · révisez puis testez-vous

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06

Pancake et écart facial : analyse

Deux positions proches, deux logiques mécaniques différentes

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Deux positions souvent confondues

Le pancake et l’écart facial se ressemblent, car les jambes sont écartées dans les deux cas. Mais ils reposent sur des logiques mécaniques différentes.

PancakeÉcart facial (middle split)
PositionAssise, jambes écartées.Au sol, jambes ouvertes sur les côtés.
MouvementFlexion du tronc initiée par le bassin.Ouverture latérale pure, tronc généralement vertical.
Travail dominantIschio-jambiers, adducteurs, mobilité en flexion de hanche.Adducteurs, capsule de la hanche.
Exigence principaleAntéversion + contrôle du dos.Neutralité du bassin + stabilité.

Le pancake nécessite une antéversion marquée du bassin. Le tronc se rapproche du sol non pas en s’arrondissant, mais en s’inclinant depuis les hanches (voir le schéma 2). Sans antéversion, le corps compense en arrondissant le dos : le travail part dans la colonne, l’étirement perd son efficacité et la progression stagne.

Les erreurs fréquentes dans le pancake

ErreurCause probableCorrection
Dos arrondi dès le départIschio-jambiers limités, assise sur le sacrum.Rehausser le bassin sur un coussin, une ou plusieurs briques, ou bien plier légèrement les genoux.
Genoux qui tournent vers l’avantRotation interne des hanches pour « gagner » de l’ouverture.Genoux et orteils vers le plafond, ouverture réduite.
Buste qui tombe d’un coupRelâchement total, manque de force en fin d’amplitude.Descendre en plusieurs paliers, mains au sol en soutien.
Sensation derrière le genouTension nerveuse (nerf sciatique) plutôt que musculaire.Plier légèrement les genoux, relâcher la tête et les chevilles, réduire l’amplitude.

Le pancake développe la capacité à mobiliser le bassin. L’écart facial développe la capacité à ouvrir les hanches. Ensemble, ils construisent une souplesse complète : c’est pourquoi on les travaille dans la même séance, le pancake préparant souvent l’écart facial.

E2 - Pancake progressif

Pancake et écart facial : analyse

Objectif

Améliorer la flexion de hanche en écart, avec un dos long et une progression maîtrisée.

MATÉRIELTapis ; coussin sous le bassin si nécessaire.
MISE EN PLACEAssise en écart confortable, genoux et orteils orientés vers le plafond. Grandissez-vous avant de partir vers l’avant.

Exécution

  1. Inclinez le buste depuis les hanches, comme si le bassin glissait vers l’avant.
  2. Avancez les mains sans arrondir volontairement le dos.
  3. Revenez en poussant le sol et en gardant les jambes actives.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Inspirez pour vous grandir ; expirez pendant l’inclinaison.5 à 8 inclinaisons contrôlées ou 3 à 5 respirations · 2 séries.
ERREURS ÀForcer l’écart ; rentrer les genoux ; chercher le sol avec la tête ; rebondir.

Éviter

VIGILANCERéduisez l’écart ou asseyez-vous plus haut si le bassin part en arrière.

Bien placer le bassin dans l’écart facial

Grenouille avec appui sur un bloc (en haut), puis variante plus engagée, bras allongés et pieds surélevés (en bas) : préparer l’ouverture des hanches avant l’écart facial.
Grenouille avec appui sur un bloc (en haut), puis variante plus engagée, bras allongés et pieds surélevés (en bas) : préparer l’ouverture des hanches avant l’écart facial.

Comme vu au Module 2, l’amplitude disponible dépend aussi d’une régulation protectrice du système nerveux : lorsqu’une position est perçue comme risquée ou incertaine, le tonus augmente et limite l’amplitude.

Une respiration lente et confortable accompagne souvent une baisse du niveau d’activation, ce qui peut aider à relâcher les tensions inutiles et à accepter progressivement une nouvelle amplitude. À l’inverse, une respiration bloquée ou superficielle maintient le corps en état de tension.

E12 - Écart facial contre le mur

Pancake et écart facial : analyse

Objectif

Ouvrir progressivement les adducteurs avec l’aide de la gravité et une sortie active.

MATÉRIELMur dégagé et tapis.
MISE EN PLACEAllongée sur le dos, bassin proche du mur, jambes verticales. Gardez le sacrum lourd et les jambes alignées.

Exécution

  1. Ouvrez les jambes symétriquement, sans les pousser avec les mains.
  2. Restez dans une amplitude confortable, genoux orientés dans l’axe.
  3. Pour sortir, rapprochez activement les jambes puis pliez les genoux.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Respiration lente et régulière, sans chercher à gagner à45 à 90 secondes · 1 à 2 passages.

chaque expiration.

ERREURS ÀGlisser trop près du mur ; forcer avec les mains ; laisser les pieds tourner fortement.

Éviter

VIGILANCESortez immédiatement en cas de fourmillement, engourdissement ou douleur nerveuse.
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Quiz — Partie 6

Pancake et écart facial : analyse · révisez puis testez-vous

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07

Renforcement et souplesse active

Pourquoi la force est-elle la condition d’une souplesse durable ?

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La force, condition de la souplesse

Une souplesse sans force est une souplesse instable. Plus l’amplitude augmente, plus il est important de pouvoir la contrôler : c’est le renforcement qui permet de passer d’une amplitude « prêtée » à une amplitude maîtrisée.

Rôle du renforcementConcrètement
Stabiliser les amplitudesL’élève tient la position sans s’effondrer ni compenser.
Protéger les articulationsLes muscles actifs limitent les contraintes sur la hanche, le genou et le bas du dos.
Améliorer le contrôleEntrée, maintien et sortie deviennent précis et reproductibles.
Rendre l’amplitude utilisableLa souplesse devient disponible dans le mouvement : levé de jambe, figure au mât, saut, porté.

Muscles clés : ischio-jambiers, adducteurs, quadriceps, psoas, fessiers.

L’écart facial en appui renversé contre le mur

Quand l’amplitude acquise au sol doit tenir dans une figure

Cette figure résume à elle seule l’esprit de ce chapitre : une amplitude d’écart facial déjà construite au sol, maintenue dans une position où le corps entier travaille. Les jambes s’ouvrent le long du mur pendant que les bras portent le poids du corps et que le tronc empile le bassin au-dessus des épaules. La souplesse n’est plus seulement « prêtée » par le sol : elle doit être tenue, organisée et contrôlée.

Appui renversé face au mur, jambes ouvertes en écart facial : les bras poussent le sol, le bassin reste empilé au-dessus des épaules et les deux jambes s’ouvrent à la même hauteur.
Appui renversé face au mur, jambes ouvertes en écart facial : les bras poussent le sol, le bassin reste empilé au-dessus des épaules et les deux jambes s’ouvrent à la même hauteur.
ZoneCe qui travailleRepère pour l’enseignant
Épaules et brasPortent le poids du corps, bras tendus ; les épaules poussent activement le sol.Oreilles entre les bras, coudes verrouillés sans s’affaisser dans les épaules.
TroncLe gainage empile le bassin au-dessus des épaules et limite la cambrure.Côtes rentrées : pas de « banane » dans le bas du dos.
Bassin et hanchesLes adducteurs sont en longueur ; les fessiers et les muscles latéraux de hanche maintiennent l’ouverture.Les deux hanches à la même hauteur ; le bassin ne tourne pas.
JambesGenoux tendus, pointes actives, les pieds glissent le long du mur.Les deux jambes s’ouvrent symétriquement, sans qu’une seule « tombe ».

Une progression en six étapes

  1. Préparer les appuis : planche bras tendus, mobilité et renforcement des poignets, élévation active des épaules.
  2. Pieds au mur en « L » : mains au sol, pieds au mur à hauteur de hanches, bassin au-dessus des épaules.
  3. Montée face au mur : marcher les pieds le long du mur en rapprochant les mains, jambes serrées.
  4. Ouverture partielle : depuis l’appui renversé, glisser lentement les deux pieds vers les côtés, à mi-amplitude.
  5. Écart facial complet : ouvrir jusqu’à l’amplitude confortable et tenir 3 à 5 respirations.
  6. Sortie contrôlée : refermer les jambes ensemble avant de redescendre le long du mur.
Erreur fréquenteCause probableCorrection
Dos en bananeGainage insuffisant, épaules fermées.Rentrer les côtes, pousser davantage le sol, réduire l’ouverture.
Épaules qui s’affaissentManque de force ou de fatigue dans les épaules.Raccourcir le maintien, revenir au travail en « L ».
Une jambe plus basseBassin qui tourne ou asymétrie d’amplitude.Réduire l’amplitude du côté le plus facile pour garder les hanches de niveau.
Forcer l’ouvertureChercher l’amplitude maximale dans la figure.Rester sous l’amplitude passive : la figure se construit au sol.
Renforcement et souplesse active

Souplesse active (engagement, contrôle, amplitude contrôlée) et souplesse passive (relâchement, amplitude relâchée)

Souplesse activeSouplesse passive
DéfinitionAmplitude obtenue et tenue par la contraction musculaire, sans aide extérieure.Amplitude maximale obtenue relâchée, avec l’aide de la gravité, du sol, d’un partenaire ou d’un accessoire.
Qui travaille ?Les muscles opposés à ceux qui s’étirent (ex. : psoas et quadriceps pour lever la jambe devant) et les stabilisateurs du bassin.Les muscles mis en tension, les tissus et la tolérance du système nerveux à l’étirement.
SensationsEffort, chaleur, parfois tremblements en fin d’amplitude.Étirement, relâchement, respiration lente.
AmplitudeToujours inférieure ou égale à l’amplitude passive.L’amplitude maximale disponible à un moment donné.
Type de travailContrôle et force.Relâchement et tolérance.
ExempleJambe tenue en l’air sans les mains.Jambe tenue avec une sangle ou la main ; posture allongée relâchée.
UtilitéStabilité, protection des articulations, transfert dans le mouvement (pole, danse, aérien).Gagner de l’amplitude, récupérer, apprendre à relâcher.
Si on ne travaille que celle-ciDe la force, mais une amplitude qui reste limitée.Une amplitude « prêtée », peu stable, difficile à utiliser et moins protégée en fin de course.

Le déficit actif : mesurer ce qu’il reste à travailler

On appelle déficit actif la différence entre l’amplitude passive et l’amplitude active d’un même mouvement. Il se mesure simplement, sans matériel :

  • Passif : l’élève monte la jambe tendue devant (ou sur le côté) en la tenant avec la main ou une sangle. On note la hauteur atteinte : repère sur le mur, photo de profil ou angle approximatif.
  • Actif : même mouvement, même placement du bassin, mais sans les mains. On note la hauteur tenue au moins 3 secondes.
  • Lecture : un grand écart entre les deux signale une priorité de travail actif ; un faible écart avec une amplitude passive limitée signale plutôt un besoin de gagner de l’amplitude.
Renforcement et souplesse active

Lecture de la photo

Jambe tenue avec la main : une partie de l’amplitude est « prêtée » par le bras. Le buste reste long, la jambe d’appui est pliée au sol et la main libre stabilise.

Objectif du travail actif : se rapprocher de cette hauteur en relâchant progressivement la prise, puis sans les mains, sans arrondir le dos ni basculer le bassin.

Comment développer la souplesse active

LevierPrincipe et exemple
Contractions en fin d’amplitudeDans une position d’étirement tenue, contracter le muscle étiré (pousser la jambe dans le sol ou la sangle), puis le muscle opposé (essayer de soulever la jambe). Lien direct avec le contracté-relâché du Module 2.
Levés et maintiensLever la jambe sans les mains, tenir quelques secondes au point le plus haut contrôlé, redescendre lentement. La qualité de la descente compte autant que la hauteur.
Travail excentriqueFreiner une descente en grande amplitude (ex. : bascule avant lente, exercice nordique pour les ischio-jambiers [6]).
LevierPrincipe et exemple
Renforcement en grande amplitudeFentes profondes, squat écarté, transferts latéraux en position basse : le muscle travaille là où il doit devenir fort.
Passif puis actifOuvrir une amplitude en passif, puis l’utiliser aussitôt activement (ex. : pancake, puis levés de jambe en position). On ouvre, puis on « verrouille ».

Un over split (ou sur-écart) est un écart dont l’amplitude dépasse 180°. On l’obtient en surélevant le pied avant, la jambe arrière, ou les deux, sur des briques, un banc ou un support stable. Le bassin descend alors plus bas que la ligne des jambes.

Ce n’est pas un exploit à rechercher pour lui-même : c’est un outil d’entraînement pour les élèves avancées, qui sert à créer une marge au-delà de l’amplitude habituelle.

Renforcement et souplesse active

Over split avant : talon avant surélevé sur des briques, bassin au sol, buste vertical et main sur la jambe avant

Pourquoi travailler au-delà de 180° ?

  • Créer une réserve d’amplitude : une élève qui dispose d’un peu plus que son écart complet en passif peut afficher un écart à 180° dans le mouvement (saut, figure au mât, porté aérien) avec moins d’effort en fin d’amplitude.
  • La ligne esthétique : en pole, en aérien ou en danse, de nombreuses figures recherchent une ligne qui dépasse l’horizontale.
  • Stabiliser l’écart au sol : quand la marge existe, l’écart complet devient une position plus confortable et plus facile à contrôler.

Les différents over splits

TypeMise en placeCe qui est sollicitéPoints de vigilance
Over split avantTalon avant surélevé (briques, banc).Ischio-jambiers et mollet de la jambe avant.Genou avant non verrouillé ; attaches des ischio-jambiers sous la fesse.
Over split arrièreGenou ou dessus du pied arrière surélevé.Psoas, droit fémoral, avant de la hanche de la jambe arrière.Bas du dos qui se cambre, hanche arrière qui s’ouvre, genou arrière à protéger.
Double over splitLes deux jambes surélevées.Les deux jambes simultanément.Très avancé ; supports parfaitement stables.
Over split facialLes deux pieds surélevés sur les côtés.Adducteurs, capsule de la hanche.Pression sur l’aine ; réservé aux élèves ayant un écart facial complet et sans douleur.

Placement et consignes

ZoneRepère
BassinLes deux EIAS regardent vers l’avant ; la hanche arrière ne s’ouvre pas pour « descendre plus ».
Jambe avantGenou et orteils vers le plafond, quadriceps légèrement engagé pour éviter l’hyperextension du genou ; le talon « tire » vers l’avant.
Jambe arrièreGenou et dessus du pied orientés vers le sol, fessier engagé ; genouillère ou tapis plié sous le genou si besoin.
BusteOn commence buste droit ou légèrement penché, mains au sol ou sur des briques pour doser le poids.
Entrée et sortieDescente lente ; sortie aussi lente que l’entrée, mains en appui, en pliant le genou avant. Jamais de rebond.

Progression

Renforcement et souplesse active

La progression se fait sur deux axes, l’un après l’autre :

  • la hauteur du support : une brique à la fois, uniquement quand le niveau précédent est confortable et contrôlé ;
  • la position du buste : buste long et légèrement penché, puis vertical, puis ouverture du buste (backbend).

L’écart soutenu, avec une brique sous la cuisse avant, est une étape intermédiaire utile : il permet de doser la descente pendant que le buste travaille.

Écart soutenu : brique sous la cuisse avant, ouverture du buste mains au sol.

Renforcement et souplesse active
Renforcement et souplesse active
Étape 1 — Buste long et légèrement penché, mains sur la cuisse avant : le poids est dosé par les bras.Étape avancée — Ouverture du buste : combine les exigences de l’écart et du dos (Module 3). Genouillère surle genou arrière.

E13 - Levés de jambe actifs

Renforcement et souplesse active

Objectif

Renforcer les fléchisseurs et abducteurs de hanche dans l’amplitude disponible.

MATÉRIELBarre, mur ou chaise stable.
MISE EN PLACEDebout, appui léger d’une main, bassin de face, jambe d’appui active.

Exécution

  1. Levez une jambe devant vous sans la saisir, puis redescendez lentement.
  2. Levez ensuite la jambe sur le côté sans incliner le buste.
  3. Gardez le bassin stable et choisissez une hauteur contrôlable.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Expirez à la montée ; inspirez à la descente.6 à 10 répétitions devant et côté · 2 séries par jambe.
ERREURS ÀPrendre de l’élan ; se pencher ; ouvrir le bassin ; monter plus haut que le contrôle disponible.

Éviter

VIGILANCEUne hauteur plus basse et propre est préférable à une grande amplitude compensée.

E14 - Pancake actif — levés de jambe

Renforcement et souplesse active

Objectif

Renforcer les jambes et les hanches en position d’écart, sans mouvement du buste.

MATÉRIELTapis ; petits blocs sous les mains si nécessaire.
MISE EN PLACEAssise en écart confortable, buste haut, mains au sol devant vous. Genoux et orteils regardent le plafond.

Exécution

  1. Poussez légèrement les mains dans le sol et grandissez-vous.
  2. Décollez un talon puis la jambe de quelques centimètres, sans vous incliner de l’autre côté.
  3. Reposez lentement et alternez.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Expirez pendant le levé ; inspirez au retour.6 à 10 répétitions par côté · 2 à 3 séries.
ERREURS ÀSe jeter en arrière ; plier le genou ; tourner la jambe ; chercher trop de hauteur.

Éviter

VIGILANCERéduisez l’écart ou placez les mains sur blocs si la jambe ne se décolle pas proprement.

E15 - Contracté–relâché des ischio-jambiers

Renforcement et souplesse active

Objectif

Améliorer progressivement l’aisance des ischio-jambiers grâce à une contraction isométrique modérée.

MATÉRIELSangle ou serviette et tapis.

Mise en place

Allongée sur le dos, sangle autour de l’avant-pied. Une jambe se lève, l’autre reste pliée, pied au sol.

Exécution

  1. Trouvez une tension confortable, genou de la jambe levée légèrement déverrouillé.
  2. Poussez doucement le talon dans la sangle pendant 5 à 6 secondes, sans bouger.
  3. Relâchez, expirez, puis rapprochez très légèrement la jambe. Répétez.
RESPIRATIONDOSAGE INDICATIF
Ne retenez pas l’air pendant la contraction ; longue expiration2 à 3 cycles de chaque côté, effort modéré.

au relâchement.

ERREURS ÀTirer fort avec les bras ; décoller le bassin ; verrouiller le genou ; contracter au maximum.

Éviter

VIGILANCEStoppez en cas de douleur électrique, brûlure, engourdissement ou tiraillement derrière le genou.
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Quiz — Partie 7

Renforcement et souplesse active · révisez puis testez-vous

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08

Placement, progression et conclusion

Comment progresser de façon durable et transmettre une méthode sûre ?

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Alignement et placement

Point fondamentalRepère
Bassin stableLes EIAS restent au même niveau et dans la direction voulue.
Colonne allongéeLe dos se grandit avant de descendre ; pas d’arrondi pour gagner de l’amplitude.
Épaules relâchéesLes tensions parasites du haut du corps sont réduites.

Ces repères servent trois objectifs : l’efficacité biomécanique, la sécurité et l’esthétique du mouvement.

Progression intelligente

PrioritésExemples
Découverte du bassin, travailBascule du bassin, fente basse,
assisté, mobilité douce.pancake sur coussin, petit écart sur blocs.
NiveauPrioritésExemples
IntermédiaireIntégration du contrôle, travail actif, réduction des compensations.90/90, levés de jambe actifs, contracté-relâché, écarts avec moins d’aide.
AvancéAmplitude maximale contrôlée, précision, fluidité.Écarts complets actifs, sur-écarts sous contrôle, transitions fluides.

Critères pour passer au niveau suivant

PassageCritères à valider
Débutant → intermédiaireTrouver seul(e) l’antéversion et la position neutre ; tenir le petit écart assisté bassin de face ; aucune douleur dans l’aine, le genou ou le dos.
Intermédiaire → avancéÉcart de moins de 20 % entre la hauteur de jambe active et passive ; entrée et sortie des écarts sans les mains ; bilan de départ en progrès sur plusieurs semaines.
Maintien au niveau avancéÉchauffement systématique, travail actif dans toutes les amplitudes, repos entre les séances intenses, écoute des signaux d’alerte.

Fréquence et régularité

D’après les données actuelles, environ 10 minutes d’étirements par semaine et par groupe musculaire, réparties sur plusieurs jours, suffisent à obtenir l’essentiel des gains [1]. Pour les écarts, qui sollicitent plusieurs groupes à la fois, 3 à 4 séances courtes par semaine valent mieux qu’une séance longue et intense.

Structurer une séance bas du corps

PhaseContenu
1. ÉchauffementMouvements globaux, montée progressive de la température.
PhaseContenuDurée indicative
2. MobilitéBascules du bassin, rotations de hanche contrôlées, 90/90.10 minutes
3. ActivationFessiers, adducteurs, gainage, levés de jambe actifs.5 à 10 minutes
4. SouplessePancake, fente basse, écart facial, petit écart, du plus facile au plus exigeant.15 à 20 minutes
5. Renforcement en amplitudeTenues actives courtes dans les positions travaillées.5 minutes
6. Retour au calmePositions confortables, respiration lente.5 minutes

Outil pédagogique : déceler, corriger, aider

Observe ton ou ta partenaire de profil pour le petit écart et le pancake, de face pour l’écart facial. Repère une seule erreur prioritaire, donne une consigne courte, puis propose une aide si nécessaire.

Correction

Erreur à décelerCause probable(consigne)Aide possible
Hanche arrièrePsoas ou droit« Ramène laBlocs sous les mains
ouvertefémoral limités.hanche arrière verset sous la cuisse
Petit écart : bassinl’avant, les deuxavant ; descendre
qui tourne sur lehanches de face. »moins bas.

côté.

Erreur à décelerCause probableCorrection (consigne)Aide possible
Bassin en rétroversion Écart facial : bassin enroulé, dos arrondi.Adducteurs ou ischio-jambiers limités.« Grandis-toi, le coccyx vers l’arrière, le bassin posé. »Coussin sous les fesses ; écart moins ouvert.
Dos rond Pancake : flexion dans le dos.Pas d’antéversion, ischio-jambiers limités.« Le nombril vers les cuisses, la poitrine ouverte. »Rehausser le bassin, plier légèrement les genoux.
Genou verrouillé Genou avant en hyperextension.Hypermobilité, relâchement total.« Quadriceps doucement actif, genou non bloqué. »Coussin sous le talon ou la cuisse.
Genou qui tourne Écart facial : genou vers l’avant ou vers le sol.Rotation compensée au genou.« Genoux et orteils dans le même axe. »Réduire l’ouverture ; écart facial au mur.
Buste qui compense Inclinaison ou torsion du buste.Carré des lombes qui tire, manque d’extension de hanche.« Buste stable, épaules de face. »Mains sur des blocs hauts ; buste plus incliné vers l’avant.
Effondrement L’élève « tombe » dans la position.Relâchement total, manque de force en fin d’amplitude.« Garde les jambes actives, descends par paliers. »Blocs, sortie avec les mains, renforcement actif.
Sensation nerveuse Brûlure ou fourmillements derrière le genou.Mise en tension du nerf sciatique.« Plie un peu les genoux, relâche la tête et les chevilles. »Réduire l’amplitude ; ne pas tenir la position.

Précautions particulières

SituationPourquoiAdaptation
GrossesseLes tissus deviennent naturellement plus lâches ; l’articulation à l’avant du bassin (symphyse pubienne) peut devenir sensible.Accord du professionnel qui suit la grossesse ; rester dans les amplitudes habituelles, éviter les écarts passifs extrêmes ; arrêter si douleur à l’avant du bassin ou à l’aine.
Prothèse de hancheCertaines positions peuvent favoriser une luxation selon la technique opératoire.Respecter strictement les positions interdites données par le chirurgien ; pas de grand écart sans son accord.
Douleur d’aine ou de hanche persistantePeut signaler un conflit de hanche, une atteinte du labrum ou une blessure des adducteurs.Arrêter les écarts et orienter vers un professionnel de santé.
Élève hypermobileGrande amplitude mais faible contrôle ; risque de « tomber » dans les positions et de charger les articulations.Priorité au contrôle et à la force ; pas de sur-écarts ; travailler 10 à 20 % sous l’amplitude maximale.
Reprise après blessure (ischio- jambiers, adducteurs)Le tissu cicatriciel est plus fragile en grande amplitude.Reprise progressive avec l’accord du professionnel ; renforcement avant les étirements intenses.
Élèves en croissanceLes zones de croissance des os sont plus fragiles.Pas de forçage ni de pression extérieure ; travail actif et ludique.

Cas pratiques

Trois profils fréquents en cours, pour s’entraîner à adapter la progression.

Profil 1 : débutante raide des ischio-jambiers

RepèreDétail
SituationTravaille assise, ne touche pas ses pieds jambes tendues.
Ce qu’on observeAssise sur le sacrum, dos rond dès le début du pancake, sensation derrière le genou.
PrioritésTrouver l’antéversion, rehausser le bassin, distinguer muscle et nerf.
ProgressionE1, E3 et E2 sur coussin pendant plusieurs semaines ; renforcement niveau 1.
Consigne clé« Assieds-toi sur tes ischions avant de descendre. »

Profil 2 : danseuse hypermobile

RepèreDétail
SituationAncienne gymnaste, descend au sol en petit écart sans effort.
Ce qu’on observeHanche arrière ouverte, genou avant verrouillé, sortie avec les mains, peu de force.
PrioritésBassin de face, genou protégé, souplesse active et force en fin d’amplitude.
ProgressionPetit écart sur blocs bassin aligné, levés de jambe actifs, renforcement niveaux 2 et 3.
Consigne clé« Moins bas mais de face : garde tes jambes actives. »

Profil 3 : élève qui sent l’aine ou le genou dans l’écart facial

RepèreDétail
SituationPratique régulière, stagne en écart facial.
Ce qu’on observePincement à l’avant de la hanche, genoux qui tournent vers le sol.
PrioritésRespecter la morphologie, genoux dans l’axe, varier les angles, renforcer les adducteurs.
RepèreDétail
ProgressionÉcart facial au mur, papillon actif, 90/90 ; ne pas forcer l’amplitude finale.
Consigne clé« Si ça pince, change l’angle : on ne pousse pas contre l’os. »

Conclusion

La souplesse est une compétence complexe qui demande du temps, de la précision et de la conscience corporelle. Ce module vise à développer une souplesse :

  • active : tenue par les muscles ;
  • équilibrée : entre les deux côtés et entre les différents groupes musculaires ;
  • contrôlée : sans compensation ;
  • durable : construite progressivement, sans douleur.

Glossaire

TermeDéfinition
AbductionMouvement qui écarte la jambe de l’axe du corps.
AcétabulumCavité du bassin qui reçoit la tête du fémur.
AdducteursMuscles de l’intérieur de la cuisse qui rapprochent la jambe de l’axe du corps.
AntéversionBascule du bassin vers l’avant.
Capsule articulaireEnveloppe fibreuse qui entoure et ferme une articulation ; elle participe à sa stabilité.
Carré des lombesMuscle profond du bas du dos, souvent en compensation dans le petit écart.
Coxo-fémoraleArticulation de la hanche, entre le fémur et le bassin.
Déficit actifDifférence entre l’amplitude passive et l’amplitude active d’un même mouvement ; elle indique ce qu’il reste à travailler en contrôle.
TermeDéfinition
EIASÉpines iliaques antéro-supérieures : repères osseux à l’avant du bassin.
Extension de hancheMouvement de la cuisse vers l’arrière.
Fausse amplitudeAmplitude obtenue par compensation, sans gain réel de mobilité.
Ischio-jambiersMuscles de l’arrière de la cuisse, attachés sur l’ischion.
IschionsOs du bassin sur lesquels on s’assoit.
LigamentBande fibreuse qui relie deux os et stabilise l’articulation ; peu élastique, il n’est pas une structure à étirer.
Middle splitGrand écart facial.
Front splitGrand écart latéral (antéro-postérieur), ou petit écart.
Over split (sur- écart)Écart dont l’amplitude dépasse 180°, obtenu en surélevant le pied avant, la jambe arrière ou les deux.
Os coxal (os iliaque)Os qui forme chaque moitié du bassin ; il réunit l’ilium, l’ischion et le pubis, soudés au niveau de l’acétabulum.
PancakeÉcrasement facial : jambes écartées, buste vers l’avant.
Psoas-iliaquePrincipal fléchisseur de la hanche.
RétroversionBascule du bassin vers l’arrière.
Rotation externe / interneRotation de la cuisse vers l’extérieur / vers l’intérieur.
Sacro-iliaqueArticulation très peu mobile entre l’os iliaque et le sacrum, tenue par des ligaments puissants.
Souplesse activeAmplitude obtenue et tenue par la contraction musculaire.
Souplesse passiveAmplitude obtenue avec une aide extérieure, en relâchement.
Conflit de hancheContact anormal entre le col du fémur et le bord de l’acétabulum, souvent ressenti comme un pincement à l’avant de la hanche.
ExcentriqueTravail où le muscle freine le mouvement en s’allongeant.
Tolérance à l’étirementCapacité à accepter une sensation de mise en tension ; elle augmente avec la pratique régulière.
Version fémoraleOrientation du col du fémur par rapport au reste de l’os ; elle influence les rotations de la hanche.

Les résultats cités décrivent des tendances moyennes observées dans des groupes. Ils ne remplacent pas une évaluation individuelle.

  1. Ingram LA, et al. Optimising the dose of static stretching to improve flexibility: a systematic review, meta-analysis and multivariate meta-regression. Sports Medicine, 2025;55:597-617.
  2. Ingram LA, et al. Mechanisms underlying range of motion improvements following acute and chronic static stretching: a systematic review, meta-analysis and multivariate meta-regression. Sports Medicine, 2025;55(6):1449-1466.
  3. Afonso J, et al. Strength training versus stretching for improving range of motion: a systematic review and meta- analysis. Healthcare, 2021;9(4):427.
  4. Alizadeh S, et al. Resistance training induces improvements in range of motion: a systematic review and meta-analysis. Sports Medicine, 2023.
  5. Sullivan MK, DeJulia JJ, Worrell TW. Effect of pelvic position and stretching method on hamstring muscle flexibility. Medicine & Science in Sports & Exercise, 1992;24(12):1383-1389.
  6. Medeiros DM, Marchiori C, Baroni BM. Effect of Nordic hamstring exercise training on knee flexors eccentric strength and fascicle length: a systematic review and meta-analysis. Journal of Sport Rehabilitation, 2021;30(3):482-491.
  7. Winters MV, et al. Passive versus active stretching of hip flexor muscles in subjects with limited hip extension: a randomized clinical trial. Physical Therapy, 2004;84(9):800-807.
  8. Harøy J, et al. The Adductor Strengthening Programme prevents groin problems among male football players: a cluster- randomised controlled trial. British Journal of Sports Medicine, 2019;53:150-157.
  9. Hammer AM, et al. Acute changes of hip joint range of motion using selected clinical stretching procedures: a randomized crossover study. Musculoskeletal Science and Practice, 2017;32:70-77.
  10. Quantifying the shear modulus of the adductor longus muscle during hip joint motion using shear wave elastography. Scientific Reports, 2023.
  11. The comparison of different stretching intensities on the range of motion and muscle stiffness of the quadriceps muscles. Frontiers in Physiology, 2020.
  12. Audenaert EA, et al. Hip morphological characteristics and range of internal rotation in femoroacetabular impingement. American Journal of Sports Medicine, 2012.
  13. Bauman PA, Singson R, Hamilton WG. Femoral neck anteversion in ballerinas. Clinical Orthopaedics and Related Research, 1994;302:57-63.
  14. Bony morphology of the hip in professional ballet dancers compared to athletes. European Radiology, 2017.
  15. Charbonnier C, Kolo FC, Duthon VB, et al. Assessment of congruence and impingement of the hip joint in professional ballet dancers: a motion capture study. American Journal of Sports Medicine, 2011;39:557-566.
  16. Editorial commentary: The competitive dancer’s hip — an acquired flexible attitude to a high-performance hip. Arthroscopy, 2020.
  17. Kivlan BR, et al. Comparison of range of motion, strength, and hop test performance of dancers with and without a clinical diagnosis of femoroacetabular impingement. International Journal of Sports Physical Therapy, 2016.
  18. Page P. Current concepts in muscle stretching for exercise and rehabilitation. International Journal of Sports Physical Therapy, 2012;7(1):109-119.
  19. Weppler CH, Magnusson SP. Increasing muscle extensibility: a matter of increasing length or modifying sensation? Physical Therapy, 2010;90(3):438-449.
  20. Moltubakk MM, Villars FO, Magulas MM, Magnusson SP, Seynnes OR, Bojsen-Møller J. Altered triceps surae muscle-tendon unit properties after 6 months of static stretching. Medicine & Science in Sports & Exercise, 2021;53(9):1975-1986.
  21. Tyler TF, Nicholas SJ, Campbell RJ, McHugh MP. The association of hip strength and flexibility with the incidence of adductor muscle strains in professional ice hockey players. American Journal of Sports Medicine, 2001;29(2):124-128.
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Module 4 complet

Les 8 chapitres réunis en un seul document illustré : anatomie, écarts, pancake, souplesse active, progression, exercices et glossaire. PDF · 67 pages

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Glossaire du module 4

Les 29 termes essentiels du module, avec une recherche pour retrouver une définition en un instant.

Les chapitres en PDF

Chapitre 1

Comprendre la souplesse du bas du corps

La souplesse comme compétence : mobilité, force et contrôle, amplitude visible ou maîtrisée, et règles d’une pratique sûre. PDF · 4 pages

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Chapitre 2

Anatomie des hanches et du bassin

L’articulation de la hanche et ses six mouvements, les repères osseux du bassin et son rôle de centre de contrôle. PDF · 7 pages

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Chapitre 3

Ischio-jambiers, adducteurs et quadriceps

Les muscles du bas du corps, la bonne position du bassin pour chaque étirement, et l’association étirement-renforcement. PDF · 11 pages

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Chapitre 4

Ouverture des hanches et rotations

Rotations externe et interne, hanche « ouverte » ou « fermée », et une routine de mobilité lente et contrôlée. PDF · 8 pages

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Chapitre 5

Les écarts facial et latéral

Les trois formes d’écart, le placement du bassin, la fausse amplitude et les sensations à rechercher, avec photos. PDF · 10 pages

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Chapitre 6

Pancake et écart facial : analyse

Pancake et écart facial : comparer leur mécanique, choisir la consigne de bassin et réguler par la respiration. PDF · 5 pages

Télécharger (PDF)
Chapitre 7

Renforcement et souplesse active

Souplesse active et passive, rôle du renforcement, exercices actifs pour les hanches et principe des over splits. PDF · 14 pages

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Chapitre 8

Placement, progression et conclusion

Alignement et placement, progression selon le niveau, structure d’une séance bas du corps, et glossaire. PDF · 8 pages

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Ces supports sont des documents pédagogiques. Ils ne constituent ni un diagnostic ni une prescription médicale.

Glossaire du module 4

29 termes essentiels, classés par thème

Anatomie du bassin et de la hanche

Os coxal (os iliaque)
Os qui forme chaque moitié du bassin ; il réunit l’ilium, l’ischion et le pubis, soudés au niveau de l’acétabulum.
Acétabulum
Cavité du bassin qui reçoit la tête du fémur.
Coxo-fémorale
Articulation de la hanche, entre le fémur et le bassin.
Capsule articulaire
Enveloppe fibreuse qui entoure et ferme une articulation ; elle participe à sa stabilité.
Ligament
Bande fibreuse qui relie deux os et stabilise l’articulation ; peu élastique, il n’est pas une structure à étirer.
Sacro-iliaque
Articulation très peu mobile entre l’os iliaque et le sacrum, tenue par des ligaments puissants.
EIAS
Épines iliaques antéro-supérieures : repères osseux à l’avant du bassin.
Ischions
Os du bassin sur lesquels on s’assoit.
Version fémorale
Orientation du col du fémur par rapport au reste de l’os ; elle influence les rotations de la hanche.
Conflit de hanche
Contact anormal entre le col du fémur et le bord de l’acétabulum, souvent ressenti comme un pincement à l’avant de la hanche.

Muscles

Adducteurs
Muscles de l’intérieur de la cuisse qui rapprochent la jambe de l’axe du corps.
Ischio-jambiers
Muscles de l’arrière de la cuisse, attachés sur l’ischion.
Psoas-iliaque
Principal fléchisseur de la hanche.
Carré des lombes
Muscle profond du bas du dos, souvent en compensation dans le petit écart.

Mouvements du bassin et de la hanche

Abduction
Mouvement qui écarte la jambe de l’axe du corps.
Extension de hanche
Mouvement de la cuisse vers l’arrière.
Rotation externe / interne
Rotation de la cuisse vers l’extérieur / vers l’intérieur.
Antéversion
Bascule du bassin vers l’avant.
Rétroversion
Bascule du bassin vers l’arrière.

Les postures

Middle split
Grand écart facial.
Front split
Grand écart latéral (antéro-postérieur), ou petit écart.
Pancake
Écrasement facial : jambes écartées, buste vers l’avant.
Over split (sur-écart)
Écart dont l’amplitude dépasse 180°, obtenu en surélevant le pied avant, la jambe arrière ou les deux.

Souplesse et travail musculaire

Souplesse active
Amplitude obtenue et tenue par la contraction musculaire.
Souplesse passive
Amplitude obtenue avec une aide extérieure, en relâchement.
Déficit actif
Différence entre l’amplitude passive et l’amplitude active d’un même mouvement ; elle indique ce qu’il reste à travailler en contrôle.
Fausse amplitude
Amplitude obtenue par compensation, sans gain réel de mobilité.
Excentrique
Travail où le muscle freine le mouvement en s’allongeant.
Tolérance à l’étirement
Capacité à accepter une sensation de mise en tension ; elle augmente avec la pratique régulière.

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Avant de commencer

• À réaliser une fois les chapitres du module terminés.
• Prévoyez un moment calme, sans interruption.
• Une seule tentative est possible : relisez vos réponses avant d’envoyer.

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L’examen s’ouvre dans un nouvel onglet. Une connexion à votre compte Google vous sera demandée.

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